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Tome troisieme.
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le Fanatisme.

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SCENE IV.

M A H O M E T , OMAR.Mahomet.

Toi, reste, brave Omar; il est temps que mon cœurDe ses derniers replis t’ouvre la profondeur.

D’un siège encor douteux la lenteur ordinairePeut retarder ma course 8c borner ma carrière:

Ne donnons point le temps aux mortels détrompésDe rassurer leurs yeux de tant d'éclat frappés.

Les préjugés, ami, font les rois du vulgaire.

Tu connais quel oracle 8c quel bruit populaireOnt promis l’univers à l’envoyé d’un dieu,

Oui, reçu dans la Mecque, Sc vainqueur en tout lieu,Entrerait dans ces murs en écartant la guerre ;

Je viens mettre à protìt les erreurs de la terre.

Mais tandis que les miens, par de nouveaux efforts ,De ce peuple inconstant font mouvoir les ressorts,De quel œil revois-tu Palmire avec Séide?

O m a ?..

Parmi tous ces enfans enlevés par Hercide ,

Oui, formés fous ton joug Sc nourris dans ta loi,N’ont de dieu que le tien , n’ont de père que toi,Aucun ne te servit avec moins de scrupule ,

N’eut un cœur plus docile, un esprit plus crédule;De tous tes Musulmans ce font les plus soumis.

M a h o M E T.

Cher Omar, je n’ai point de plus grands ennemis.Ils s’aiment ; c’est assez.

Omar.