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Tome dixieme.
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263
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du Chant septieme. 263

La nature ici-bas , sa fille 8c notre mère.

Nous instruit en son nom, nous guide, nous éclaire ;

De l’instinct des vertus elle aime à nous remplir.

Et dans nos premiers ans nous enseigne à rougir ;

Mais pure en notre enfance, 8c par I âge altérée,

Elle pleure ses fils dont elle est ignorée :

Elle pleure ; 8c ses cris, que nous n'entendons pas,S’élèvent contre nous dans la nuit du trépas.

Et danS sédition de 1723, après ce vers :

Des mortels passagers les troupes innombrable»,on lisait :

Un juge incorruptible, avec d’égales lois ,

Y ramasse à ses pieds les peuples 8c les rois.

Tout frémit devant lui ; les morts dans le silenceAttendent en tremblant 1 étemelle sentence ;

Lui qui dans un moment voit, entend, connaît tout,

D un coup d œil les punit, d un coup d œil les absout ;De ses ministres saints la troupe inexorableSépare incessamment 1 innocent du coupable,

Donne aux uns des plaisirs, aux autres des tourmens,Des vertus 8c du crime éternels monumens.

' Mais d’où partent, grand Dieu, ces cris épouvantables ?

(c) Au lieu de cé vers Sc des onze suivans, voici cequ’on lit dans sédition de 1723:

D abord de tous côtés s'offrent fur leur passageLe désespoir, la mort, la fureur, le carnage,

Et ces vices affreux, suivis par les douleurs,

Formés dans les enfers, ou plutôt dans nos cœurs ;

L Orgueil au front d’airain, la lâche Perfidie,

Qui d abord eu rampant se cache 8c s humilie,

Puis tout à coup levant un homicide bras,

Fait siffler ses serpens 8c porte le trépas.

L’Avarice au teint pâle, 8c la Haine 8c 1 Envie,

Le Mensonge, 8c surtout sa sœur 1 Hypocrisie,

Oui, les regards baissés , 1 encensoir â la main,

Distille en soupirant fa rage 8c son venin.

Le faux zèle étalant bc.

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