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Tome onzieme.
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LA PUCELLE.

Rends-toi, dit-il. Oui, dit Chandos, attends;Tiens, c'est ainsi, Dunois , que je me rends.

Tirant alors, pour ressource dernière,

Un stylet court, il étend en arrièreSon bras nerveux, le ramène en jurant,

Et frappe au cou son vainqueur bienfesant ;

Mais une maille en cet endroit entièreFit émouster la pointe meurtrière.

Dunois alors cria : Tu veux mourir,

Meurs , scélérat : et, sans plus discourir,

11 vous lui plonge, avec peu de scrupule,

Son fer sanglant devers la clavicule.

Chandos mourant, se débattant en vain,

Disait encor tout bas, fils de putain !

Son cœur altier , inhumain , sanguinaire ,

Jusques au bout garda son caractère.

Ses yeux, son front, pleins dune sombre horreur,Son geste encor menaçaient son vainqueur.

Son ame impie, inflexible, implacable,

Dans les enfers alla braver le diable.

Ainsi finit, comme il avait vécu ,

Ce dur Anglais par un Français vaincu.

Le beau Dunois ne prit point fa dépouille:

II dédaignait ces usages honteux,

Trop établis chez les Grecs trop fameux.

Tout occupé de son cher la Trimouille ,

Ij le ramène, et deux fois son secoursDe Dorothée ainsi sauva lçs jours.

Dans le chemin elle soutient encoreSon tendre amant qui, de ses mains pressé ,