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Tome vingtieme.
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328 CONQ_UETE

Leroi, comptantencore plus fur ses forces que fuises raisons, marchaen Flandre àdes conquêtes assurées.

1667. II était à la tête de trente-cinq mille hommes ; un autrecorps de huit mille fut envoyé vers Dunkerque; unde quatre mille vers Luxembourg. Turenne était fouslui le général de cette armée. Colbcrt avait multiplié lesressources de l’Etat pour fournir à ces dépen ses. Louvois,nouveau ministre de la guerre, avait fait des prépa-ratifs immenses pour la campagne. Des magasins detoute espèce étaient distribués fur la frontière. IIintroduisit le premier cette méthode avantageuse, quela faiblesse du gouvernement avait jufqu’alors rendueimpraticable, de faire subsister les armées par maga-sins : quelque siège que le roi voulût faire, de quelquecôté qu’il tournât ses armes, les secours en tout genreétaient prêts , les logemens des troupes marqués ,leurs marches réglées. La discipline,rendue plus sévèrede jour en jour par l’austérité inflexible du ministre,enchaînait tous les officiers à leur devoir. La présenced'un jeune roi, l’idole de son armée, leur rendait ladureté de ce devoir aisée Sc chère. Le grade militairecommença dès-lors à être un droit beaucoup au-deílusde celui de la naissance. Les services Sc non les aïeuxfurent comptés, ce qui ne s’était guère vu encore.Par-là l'officier de la plus médiocre naissance futencouragé, fans que ceux de la plus haute eussent àfe plaindre. L’infanterie , fur qui tombait tout le poidsde la guerre depuis l’inutilité reconnue des lances ,partagea les récompenses dont la cavalerie était enpossession. Des maximes nouvelles dans le gouver-nement inspiraient un nouveau courage.

Le roi , entre un chef 8c un ministre également