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Pays-Bas, étant venu faire une représentation auroi sur quelques dégâts commis par les troupes , reçutde la main du roi son portrait enrichi de diamans,estimé plus de douze mille francs. Cette conduiteattirait l’admiration des peuples , 8c augmentait lacrainte de fa puissance.
Le roi était à la tête de fa maison 8c de ses plusbelles troupes, qui composaient trente mille hommes :Turenne les commandait fous lui. Le prince de Condéavait une armée aussi forte. Les autres corps,conduitstantôt par Luxembourg , tantôt par Chamilli , lésaientdans l’occasion des armées séparées, ou ferejoignaientselon le besoin. On commença par assiéger à la foisquatre villes , dont le nom ne mérite de place dansl’histoire que par cet événement : Rhinberg, Orfoy,Véfel, Burick. Elles furent prises presque aussitôtqu’elles furent investies. Celle de Rhinberg, que leroi voulut assiéger en personne, n’essuya pas un coupde canon ; 8c pour assurer encore mieux fa prise, oneut foin de corrompre le lieutenant de la place ,irlandais de nation, nommé Dojferi , qui eut la lâchetéde fe vendre, 8c l’imprudence de fe retirer ensuite àMastricht, où le prince d'Orange le fit punir demort.
Pissage da Toutes les places qui bordent le Rhin 8c l’Issel frjuià”1672** rendirent. Ouelques gouverneurs envoyèrent leursclefs , dès qu’ils virent seulement passer de loin un oudeux escadrons français : plusieurs officiers s’enfuirentdes villes où ils étaient en garnison, avant que l'en-nemi fût dans leur territoire ; la consternation étaitgénérale. Le prince d’Orange n’avait point encoreassez de troupes pour paraître en campagne. Toute