z 60 CONQ.UETE
Etats résolurent qu’on demanderait la paitf malgré leprince ; mais le prince fut élevé au stathoudérat (0)malgré les de Wilt.
Les Etats- Quatre députés vinrent au camp du roi implorer
Généraux r \ ■ i, ' i t • r
demandent la c^mence au nom dune république qui, iix moisla paix. auparavant.se croyait l'arbitre des rois. Les députés1672. ne surent point reçus des ministres de Louis XIVavec cette politesse (p) française qui mêle la douceurde la civilité aux rigueurs mêmes du gouvernement.Louvois dur Sc altier, né pour bien servir plutôt quepour faire aimer son maître, reçut les supplians avechauteur, 8c même avec l’insulte de la raillerie. Onles obligea de revenir plusieurs fois. Enfin le roi leurfit déclarer ses volontés. II voulait que les Etats luicédassent tout ce qu’ils avaient au-delà du Rhin,Nimègue, des villes 8c des forts dans le sein de leurpays ; qu’on lui payât vingt millions ; que les Françaisfussent les maîtres de tous les grands chemins de laHollande par terre 8c par eau , fans qu’ils payassentjamais aucun droit ; que la religion catholique fûtpar-tout rétablie; que la république lui envoyâttous les ans une ambassade extraordinaire avec unemédaille d'or fur laquelle il fût gravé qu’ils tenaientleur liberté de Louis XIV; enfin qu’à ces satisfactionsils joignissent celle qu’ils devaient au roi d’Angleterre8c aux princes de FEmpire, tels que ceux de Cologne8c de Munster , par qui la Hollande était encoredésolée.
(5) II sut stathouder le premier juillet. Comment ìa BeetmtHe, dans.son édition subreptice du StéoU dt Louis A / V , a-t-il pu dire dans ses.notes qu’il ne fut déclaré que capitaine 8 c amiral?
{p ) La BcaumclU dans ses notes dit : Ccjl un ure de raison que cettepolitejfe . Comment cet écrivain ofe-t-il ainsi démentir l’Europc?