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Tome vingtieme.
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384 Guerre d’Allemagne.'

trois mois entiers au-delà du Rhin , passa ce fleuvedès qu’il fut qu’il n’avait plus Turenne à craindre. IItomba fur une partie de f armée,qui demeurait éperdueentre les mains de Lorges 8c de Vaubrun , deux lieu te-nans-généraux désunis 8c incertains. Cette armée, sedéfendant avec courage, ne put empêcher les impé-riaux de pénétrer dans l’Alsace, dont Turenne les avaittenus écartés. Elle avait besoin d’un chef non seule-ment pour la conduire, mais pour réparer la défaiterécente du maréchal de Créqui , homme d’un courageentreprenant, capable des actions les plus belles 8cles plus téméraires , dangereux à fa patrie autantqu’aux ennemis.

Combat de Créqui venait d’être vaincu par fa faute à Confar-1 laoût 1675 bruck. Un corps de vingt mille allemands, quiassiégeait Trêves , tailla en pièces 8c mit en fuite fapetite armée. 11 échappe à peine lui quatrième. IIcourt, à travers de nouveaux périls , fe jeter dansTrêves , qu’il aurait dû secourir avec prudence , 8cqu’il défendit avec courage. II voulait s’ensevelir fousles ruines de la place ; la brèche était praticable : ils’obfline à tenir encore. La garnison murmure. Lecapitaine Bois-Jourdain , à la tête des séditieux, vacapituler sur la brèche. On n’a point vu commettreOne lâcheté avec tant d’audace. 11 menace le maréchalde le tuer s’il ne signe. Créqui fe retire, avec quelquesofficiers fidelles, dans une église : il aima mieux êtrepris à discrétion que de capituler. (5)

( j) Rcbovht dit que le marquis de Créqui eut la faiblesse de signer lacapitulation : rien n'est plus faux. íl aima mieux fe laisser prendre àdiscrétion , 8c il eut ensuite le bonheur d’echapper. Qu’on lise tous lesmémoires du temps ; que l'on consulte Vabrégé chronologique du P. tìénault tt} Bois-Jourdain t dit-il, fit la capitulation à l’insçu du maréchal, Sic.

Pour