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Tome vingtieme.
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400 Louis XIV.

avec toutes ses troupes, fond fur le quartier du maré-chal, le force & engage un combat sanglant, long 8copiniâtre, dont il espérait avec raison une victoiresignalée; car non-seulerîient il attaquait, ce qui estun avantage , mais il attaquait des troupes qui sereposaient sur la foi du traité. Le maréchal de Luxem-bourg eut beaucoup de peine à résister ; Sc s’il y eutquelque avantage dans ce combat, il fut du côté duprince d’Orange , puisque son infanterie demeuramaîtresse du terrain où elle avait combattu.

•Siles hommes ambitieux comptaient pour quelquechose le sang des autres hommes , le prince d’Orangen’eût point donné ce combat. II savait certainementque la paix était signée ; il savait que cette paix étaitavantageuse à son pays ; cependant il prodiguait favie 8c celle de plusieurs milliers d’hommes pour pré-mices d’une paix générale, qu’il n’aurait pu empêcher,même en battant les Français. Cette action, pleined’inhumanité non moins que de grandeur, 8c plusadmirée alors que blâmée, ne produisit pas un nouvelarticle de paix, Sc coûta, fans aucun fruit, la vie àdeux mille français 8c à autant d’ennemis. On vitdans cette paix combien les événemens contredisentles projets. La Hollande, contre qui feule la guerreávait été entreprise 8c qui aurait dû être détruite, n’yperdit rien ; au contraire , elle y gagna une barrière :8c toutes les autres puissances qui savaient garantiede la destruction y perdirent.

Zrn's XIV Le roi fut en ce temps au comble de la grandeur.t’Europc. Victorieux depuis qu’il régnait, n’ayant assiégé aucuneplace qu’il n’eût prise, supérieur en tout genre à sesennemis réunis, la terreur de l'Europe pendant six

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