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Tome vingtieme.
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Prince de Conti. 465

Louis XIV, il fesait fleurir les belles-lettres. II a établidans I.uneville une espèce d’univeríité sans pédan-tisme, où la jeune noblesse d’Allemagne venait seformer. On y apprenait de véritables sciences dansdes écoles où la physique était démontrée aux yeuxpar des machines admirables. II a cherché les talensjusque dans les boutiques 8c dans les forêts, pourles mettre au jour 8c les encourager. Enfin, pendanttout son règne il ne s’efl occupé que du foin de pro-curer à fa nation de la tranquillité, des richesses ,des connaissances 8c des plaisirs. Je quitterais demainma souveraineté, disait-il ,Ji je ne pouvais faire du bien.

Auflì a-t-il goûté le bonheur d’être aimé , 8c j’ai vu,long-temps après fa mort, ses sujets verser des larmesen prononçant son nom. II a laissé, en mourant, sonexemple à suivre aux plus grands rois , 8c il n’a paspeu servi à préparer à son fils le chemin du trônede l’Empire.

Dans le temps que Louis XIV ménageait la paix de de

Rysvick qui devait lui valoir la succession d’Espagne, mcnt élu r.*ila couronne de Pologne vint à vaquer. C’était la <le Polo s ne -feule couronne royale au monde qui fût alors élec-tive. Citoyens 8c étrangers y peuvent prétendre.

II faut, pour y parvenir, ou un mérite assez éclatant8c assez soutenu par les intrigues pour entraîner lessuffrages, comme il était arrivé z. Jean Sobieskidernierroi ; ou bien des trésors assez grands pour acheter ceroyaume , qui est presque toujours à l’enchère.

L’abbé de Polignac, depuis cardinal, eut d’abordl’habileté de disposer les suffrages en faveur de ceprince de Conti, connu par les actions de valeur qu’ilavait faites à Steinkerque 8c à Nervinde. II n’avait

Siécle de Louis XIV. Tom. I. G g