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Tome vingtieme.
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496 Le prince Eugène.

par Louvois , tomba dans un relâchement funeste jni le nombre des soldats ne fut complet dans lescompagnies , ni même celui des officiers dans lesrégimens. La facilité de s’entendre avec les commis-saires 8c l’inattention du ministre produisaient cedésordre. De-là naissait un inconvénient qui devait,toutes choses égales d’ailleurs , faire perdre nécessai-rement des batailles. Car, pour avoir un front auffiétendu que celui de l’ennemi, on était obligé d'op-poser dês bataillons faibles à des bataillons nombreux.

Les magasins ne furent plus ni assez grands ni asseztôt prêts. Les armes ne furent plus d’unç assezbonne trempe. Ceux donc qui voyaient ces défautsdu gouvernement , 8c qui savaient à quels géné-raux la France aurait à faire , craignirent pour elle,même au milieu des premiers avantages qui promet-taient à la France de plus grandes prospérités que Tijamais. (zz )

Le prince Le premier général qui balança la supériorité dei a p rance f ut un français ; car on doit appeler dece nom le prince Eugène, quoiqu'il fût petit-fils de .Charles-Emmanuel duc de Savoie. Son père, le comtede Soissons, établi en France, lieutenant-général des ^armées 8c gouverneur de Champagne, avait épouséOlympe Mancini , l’une des nièces du cardinal Mazarin.

Oâotre De ce mariage, d’ailleurs malheureux, naquit à Paris

l663 ‘ ce prince si dangereux depuis à Louis XIV, 8c si peu

( z z ) Le compilateur des mémoires de M me de Maintenon dit que" vers la fin de la guerre précédente le marquis de Nangìs , colonel du

régiment du roi, lui disait qu’on ne pourrait empêcher la désertion deses soldats qu'en fêtant casser la tête aux déserteurs. Remarquez que lemarquis, depuis maréchal dc Nangis , ne fut colonel de ce régimentqu’en 1711.

connu