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lesquels il ne faut jamais juger les hommes. Ceprince, trop méprisé à la cour de France, était néavec les qualités qui font un héros dans la guerre 8cun grand-homme dans la paix ; un esprit plein dejustesse 8c de hauteur, ayant le courage nécessaire 8cdans les armées 8c dans le cabinet. II a fait des fautescomme tous les généraux; mais elles ont été cachéesfous le nombre de ses grandes actions. 11 a ébranléla grandeur de Louis XIV Sc la puissance ottomane ;il a gouverné l'Empire ; 8c dans le cours de ses vic-toires 8c de son ministère , il a méprisé également lefaste Scies richesses. II a même cultivé les lettres, 8cles a protégées autant qu’on le pouvait à la courde Vienne. Agé alors de trente-sept ans, il avaitl’expérience de ses victoires remportées fur lesTurcs , 8c des fautes commises par les impériauxdans les dernières guerres, où il avait servi contrela France.
Vremiers II descendit en Italie par le Trentin fur les terresrrmce S £u- U âe Venise avec trente mille hommes , 8c la libertégène. entière de s’en servir comme il le voudrait. Le roide France défendit d’abord au maréchal de Catinatde s’opposer au passage du prince Eugène, soit pourne point commettre le premier acte d’hostilité , cequi est une mauvaise politique quand on a les armesà la main; soit pour ménager les Vénitiens, quiétaient pourtant moins dangereux que Farinée alle-mande.
Cette faute de la cour en fit commettre d’autresà Câlinât. Rarement réussit-on, quand on fuit unplan qui n’est pas le sien. On fait Tailleurs combienil est difficile dans ce pays, tout coupé de rivières