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ministre incapable. Ce fut-là une des principalescauses du malheur de la France.
Dès que Marlborough eut le commandement desarmées confédérées en Flandre, il fit voir qu’il avaitappris l’art de la guerre fous Turenne. II avait faitautrefois ses premières campagnes , volontaire fousce général. On ne l'appelait dans Farinée'que le belanglais : mais le vicomte de Turenne avait jugé quele bel anglais serait un jour un grand-homme. IIcommença par élever des officiers subalternes 8cjufqu’alors inconnus , dont il démêlait le mérite,fans s’aífujettir à l’ordre du grade militaire, que nousappelons en France l 'ordre du tableau. II savait que ,quand les grades ne font que la fuite de Fancieimeté,l’émulation périt ; & qu’un officier, pour être plus1702. ancien, n'est pas toujours meilleur. II forma d'aborddes hommes. II gagna du terrain fur les Françaisfans combattre. Le premier mois, le comte d’ Alhlone,général hollandais, lui disputait le commandement ;8c dès le second, il fut obligé de lui déférer en tout.Le roi de France avait envoyé contre lui son petit—fils le duc de Bourgogne , prince sage 8c juste, népour rendre les hommes heureux. Le maréchal deBousiers , homme d’un courage infatigable, comman-dait l’armée lous ce jeune prince. Mais le duc deBourgogne, après avoir vu prendre plusieurs places,après avoir été forcé de reculer par les marchessavantes de sanglais, revint à Versailles au milieu& S oâoUe re à campagne. Boujflers resta seul témoin des succès1702. de Marlborough , qui prit Venlo, Ruremonde, Liège ,avançant toujours 8c ne perdant pas un moment lasupériorité.