du public toutes les pièces dece grand procès.
Lorsque les partisans del’Angleterre eurent suscité l’é-meute d’Aranjuez , lorsque leroi Charles eût été forcé, lepistolet sur la gorge, à se dé-mettre en faveur de son fils, leroi et 1.: reine envoyèrent aurprés du général qui comman-dait l’armée française, se mirentsous sa protection, et réclamè-rent le secours de leur allié*Ferdinand entra à Madrid .L'empereur, pour être plusprès du théâtre de ces grandsévénemens, vint à Bayonne :Je roiCharles demanda de venirl’y joindre, et son fils y vintégalement. L’un et l’autre pro-posèrent de prendre l’empereurpour juge et pour arbitre. Tout,le monde sait que le roi Charleset Ferdinand sont venus à Ba-yonne de leur plein gré, et qu’il■M’aurait pas été dans la puis-sance de l’empereur de les yfaire venir autrement. Ferdi-nand était encore à Vittoria aumilieu de ses partisans et de sestroupes, lorsque l’empereur luiécrivit pour l’inviter à venir.L’empereur proposa au roiCharles de le rétablir sur sontrône; mais le roi, accablé d’in-firmités, l’esprit frappé desdangers qu’il venait de courir,étayant horreur de la conduitede son fils, et des excès aux-quels s’était portée une effrénéepopulace, aima mieux coulerdans la retraite des jours paisi-bles, et céda tous ses droits àl’empereur Napoléon. Tousceux qui étaient alors à Ba-yonne , et qui ont été témoinsde l’auguste colère du vieux roitoutes les fois que son fils se