869
, Lorsque nous fumes arrivés dans mon cabinet, le comman-JL nt , s’assit comme un homme abattu par la douleur. L'autre‘hcier et moi nous restâmes debout.
Le commandant me dit que je devois avoir reçu un paquet etes instructions à mon adresse; j’en fis faire la recherche auec rétariat et chez le portier ; il ne s’y trouva rien.
Alors le commandant, dont aujourd’hui même je ne sais pasQcore le nom, car les uns me disent que c’étoit Soulier, etautres m’assurent qu’on l’a entendu appeler du nom de Bou-j r y> tira de sa poche et me remit, pour en prendre lecture, lae ttre contenant les ordres en vertu desquels il se trouvoit pré-.P°sé à la garde de l’hôtel de ville.
. Je cherchai d’abord la signature ; et voyant celle-ci. Malet,. demandais pourquoi ce n’était pas le général Ht.Ilin qui avaitH'Stté, et qui était le général Malet1—Mon général est blessé,' e dit le commandant, et le général Malet est chef ou l’un des.A de l’état-major .—Je commençai à lire.
J’en étais à peu-près au tiers de la première page de cette lefc.fe > lorsque l’huissier de la préfecture vint m’annoncer que son^cellence le ministre de la police demandait à me parler,a he& entrer, répondis-je vivement, et je discontinuai la lec.are de la lettre L’huissier rouvre, un moment après, enénonçant son excellence le ministre de la police générale .^Ussitôt, réfléchissant que le ministre pouvait désirer de mePorter en particulier, au lieu de le faire devant les deux officier*’Pd étaient là, .je me jette à la porte pour recevoir son excel-e dence, non dans mon cabinet, mais dans la grande salle.
Ce n’était pas le ministre, mais une personne portant la dé-lation de la légion d’honneur, et qui me dit, autant que jen ‘ ls me les rappeler, ces propres paroles :
«Je ne suis point le ministre ; je viens, au contraire, m’infor -auprès de vous, si le ministre n’est pas à l'hôtel de villes —} , ° n > monsieur, lui répondis-je, il y est venu, mais, malheu -J' Us ement,je n’y étois pas. — Pardon, me dit alors cette mêmePersonne, c’est que je suis envoyé par Mme. de Rovigo , qui esta Us une douleur, dans une consternation.... — Hélas, lui ré-P°ndi3-j e , à mon tour, en me frappant la tête, hélas, monsieur,™ esUce qui n'y serait pas ! La personne se retire, et je ren-dans mon cabinet, plus persuadé que jamais de la vérité dece qui m’avait été dit, et notamment du fait de la venue dej,° n excellence à l’hôtel de ville, puisque Mme. de Rovigo envoieJ chercher.
C’est ici le lieu de rapporter le fait qui explique l’erreur deL Villemsens, par suite de la mienne, et probablement aussi! e ‘le de l’envoyé de Mme. la duchesse de Rovigo , sur la venue. u ministre à l’hôtel de ville. Un des conspirateurs y était venua, >s la voiture, et avec la livrée du ministre.
Rentré dans mon cabinet, je reprends la lettre dont j’ai parlé