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4 (1813) Pièces des années 1810, 1811, et 1812 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Wà l’arrivée île la compagnie du régiment d’infanterie dej* garde de Paris , je la fis mettre en bataille de l’autre côté*j e ma troupe. Le fait est que cette compagnie s’étant placée^vant moi, j’invitai son commandant à la faire mettre unl^U de côté: à ces observations, j’ajouterai que lorsque le gé-h *:ral se présenta à moi, il me dit que la cohorte devait servirhour l’accompagner dans la proclamation qu’il allait faire du^natus-consulte.

D. Puisque votre santé ne vous a pas permis de réfléchirordres qui vous ont été donnés de bouche et par écrit? a r la personne qui s’est annoncée comme général, pourquoimrsque vous avez assez de force pour vous transporter à la^éfecture du département ne vous êtes-vous pas préalable-ment rendu à l’état-major, place Vendôme , pour prendre desVnseignemens sur le mouvement qui venait de vous être or-

donné?

R. Je sens que j’aurais dù agir ainsi; mais je n’y ai pas ré-fléchi, et je n’ai pensé qu’à me rendre de suite auprès du pré-^t du département.

D. Vos instructions portaient de faire placer un détache-ment au clocher de Saint Jean, afin, disait-on, d’être maîtresonner le tocsin au moment où cela deviendrait néces-5 aire; l’avez-vous fait ?

R. Non, monsieur.

D. Pour peu que vous eussiez réfléchi, cette mesure seuledirait dû faire vous connaître que les ordres que vous veniez deVcevoir, ne partaient pas de l’autorité légitime.

R. La chose est vraie ; mais par suite de l’état de maladie0(1 je me trouvais, et de l’émotion que me causa la fausseNouvelle de la mort de S. M. je perdis entièrement la tête :81 j’avais été de connivence avec les agens qui se sont pré-vôtés à moi, je n’aurais pas manqué de leur livrer ou au^oins de leur offrir les deux barils de poudre et les dix milleCa rtouches à balle environ qui existaient à la caserne.

R. Avez-vous déclaré que vous étiez malade au moment°Ù vous avez fait appeler l’adjudant-major Picquerel : celui-cia ,déclaré que vous ne lui aviez pas paru être dans cet état:Vpondez.

R. Il est d’autant plus étonnant que cet officier tienne unPareil langage, que ce fut pour ce motif que je lui ordonnai

prendre le commandement de la cohorte.

D. Avez-vous fait choix d’un défenseur?

. R. Je m’en procurerai un.

Lecture faite à l’accusé du présent interrogatoire, il a dit®. es réponses être fidèlement écrites, contenir vérité, y per-^ 8 ter, et il a signé avec nous et le greffier.—Signé E. Delon,°ulier, Boudin.

Noua avons de nouveau fait amener devant nous, libre et® an s fers, l’accusé Soulier, auquel nous avons adressé les iu-er pallations suivantes ;