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Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
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7 o 4 H I S T O I R E A B R É G É E

_ L’Assemblée nationale en décréta l’impression, le 9 juin 1791 , comme d’une

X. chose qui tendait au bien public, et cette impression fut commencée la mêmeannée. Les Anglais avaient calculé des tables pour toutes les autres partiesde la navigation ; ils avaient laissé celle-ci ; et elle n’était pas la moins impor-tante , puisqu’avec les tables horaires on abrégera une moitié du calcul deslongitudes, et celle où il est le plus facile de 5e tromper. Ces tables ontd’ailleurs beaucoup d’autres usages , comme je l’ai fait voir dans mon Abrégéde navigation, qui a paru avec ces tables horaires en 1793.

L’Assemblée nationale décréta aussi l’impression des Annales astronomiquesdu dix-septième siècle, par Pingré : c’est un recueil précieux de toutesles observations importantes faites dans toutes les parties de l’Europe , pendantle siècle du renouvellement de l’astronomie. Pingré les avait rassembléesavec beaucoup de peine, dans des manuscrits qui n’avaient jamais été im-primés, dans des brochures éparses et difficiles à trouver, dans des collec-tions rares ; il les choisit, les discuta et les compara, de manière à formerun corps d’ouvrage qui sera très-utile aux astronomes. Déjà M. me du Pierryy avait cherché les observations d’éclipses tant de soleil que d’étoiles, et enavait calculé quelques-unes pour en tirer le mouvement de la lune depuis unsiècle, plus exactement qu’on ne l’avait dans les tables. Ces éclipses de soleilet d’étoiles sont si longues à calculer, que les astronomes doivent savoir grcà M. mc du Pierry d’avoir entrepris ce travail, quoique sa santé ne lui ait paspermis de le suivre.

Un décret du 12 septembre 1791 forma l’établissement du Bureau de consul-tation des arts, qui fut chargé de distribuer, chaque année, 300000 francs pourrécompenser et encourager les artistes : cet établissement a été fort utile ; plu-sieurs opticiens, plusieurs ingénieurs pour les instrumens d’astronomie, y onttrouvé des secours que la révolution leur avait rendus nécessaires.

Depuis le commencement du siècle , les astronomes de l’Académie avaientpublié des Ephéinérides, dix années d’avance; La Caille avait fini à 1774»je m’étais chargé de la continuation , et je terminai en 1791 le volume quifinit ce siècle avec l’année 1800. Le C. cn Le f rançais avait fait une grandepartie des calculs de ce volume. On m’a demandé souvent, Quand est-ce doncque nous aurons une éclipse totale de soleil ! Louis XV eut sur-tout cette cu-riosité; et c’est ce qui fit que j’engageai le C. tn Duvaucel à calculer les éclipsesjusqu’à l’an 1900, sans qu’il s’en soit trouvé une seule totale à Paris . Dansles dix dernières années de ce siècle, il ne s’est trouvé que quatre éclipses desoleil visibles en Europe, dont une seule annulaire dans le nord de l’Allemagne ,en Danemarck et en Pologne . Ces phénomènes sont assez importans en astro-nomie pour occasionner des voyages ; Le Monnier alla en Écosse observerl’éclipse annulaire de 1748, et j’espérais qu’on irait observer celle du 5 sep-tembre 1793, dans les endroits où elle devait être annulaire. II y a long-temps que l’on dispute sur la véritable quantité du diamètre de la lune , deson atmosphère, des causes physiques qui peuvent le faire paraître plus oumoins grand : mais lorsque la lune est toute entière sur le soleil, qui la déborde

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