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HISTOIRE ABREGEE
- - 1763 , que le duc de Choiseul y avait envoyé dix mille colons. II était frère
1800. du célèbre géographe; et nous avions reçu de lui, cette année, des obser-vations sur le flux et le reflux de la mer.
Monneron l’aîné , né à Antibes le 15 avril 1735, qui avait été aux Indes ,et qui nous avait rapporté des mémoires sur l’astronomie indienne, est mortà Annonay . Cette famille était composée de sept frères, qui ont tous occupédes places et rendu dés services à la marine et aux colonies.
L’abbé de Cremsmunster, Erembertus , est mort dans son abbaye le 29mars. Nous avons raconté ailleurs ce qu’il avait fait pour l’astronomie : c’està lui que Fixlmillner avait dédié, en 1776 , son ouvrage intitulé Decenniumastronomicum. Son successeur , le P. Wolfgang Leuthner , annonce le mêmedésir de soutenir l’astronomie dans son abbaye, que Fixlmillner avait renduecélèbre.
On a perdu, à Pétersbourg, M. Soimonof, sénateur et président du conseilde commerce , qui avait un observatoire et beaucoup d’instrumens, et qui allaiten établir un autre à sa campagne , près de Moscow : il avait du savoir etdu zèle ; l’un et l’autre sont encore très-rares en Russie . Henry avait habitéachez lui pendant son séjour dans ce pays.
Telles ont été, en 1800, les pertes de l’astronomie; mais on a vu, danscet exposé des travaux de l’année, que nous avons le plaisir de compter descollaborateurs du plus grand mérite , et de concevoir les plus justes espérancespour de nouveaux succès.
l8oi.
Le premier jour du dix-neuvième siècle a été marqué par la découverted’une neuvième planète. Je me sers du calendrier de toutes les nations, per-suadé que le Gouvernement français renoncera bientôt à un calendrier quin’est entendu et ne peut être adopté ni de nos voisins ni de la grande majo-rité des Français ( 1 ). Cette découverte, si remarquable en astronomie, nousinspire d’autant plus d’intérêt, que c’est parmi nous que l’astronome de Pa-ïenne est venu se préparer à cueillir, sous un plus beau ciel, de nouveauxfruits pour l’astronomie.
On a dû cette découverte au hasard, comme celle de la planète de Herschelen 178 1 ; mais ce hasard ne pouvait favoriser qu’un astronome habile et assidu;c’est ce que Plutarque appelle travail heureux.
Le 1 /' janvier 1801 au soir, M. Piazzi , astronome de Palerme , occupéd’un catalogue de 7000 étoiles, et voulant observer la quatre-vingt-septièmeétoile du catalogue zodiacal de La Caille , entre la queue du Belier et leTaureau , vit tout auprès une étoile de huitième grandeur ; il l’observa
( 1 ) Lorsque j’ai lu cette phrase à la rentrée du College de Franre , en présence duministre, le public a témoigné, par des applaudissemcns prolongés, qu’il était de mon avis.