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■ — trouvé une loi dans les variations du baromètre, &c. Mais M. Triesnecker,Ijyi. habile astronome de Vienne , m’écrit qu’il n’a pu parvenir à voir même lesmanuscrits ; les héritiers lui ont refusé cette satisfaction : c’est un nouveaumotif de regrets sur la perte du P. Hell. Peut-être que l’intérêt, qui publiece que la jalousie aurait pu receler, nous procurera la publication de ces ma-nuscrits. Quoi qu’il en soit, l’observation du P. Hell fut le résultat principalde ce voyage; elle réussit complètement ; elle fut annoncée par le canon duchâteau , comme un événement important ; et elle s’est trouvée , en effet, unedes cinq observations complètes , faites à de grandes distances, et où l’éloigne-ment de Vénus changeant le plus la durée du passage, nous a fait connaîtrela véritable distance du soleil et de toutes les planètes à la terre; époque remar-quable dans l’histoire de l’astronomie, à laquelle se trouvera lié à juste titrele nom du P. Hell, dont le voyage fut aussi fructueux , aussi curieux et aussipénible que ceux de la mer du Sud, de la Californie et de la baie d’Hudson ,entrepris à l’occasion de ce célèbre passage de Vénus sur le soleil.
Le 22 octobre, nous perdîmes M. Le Gentil , astronome habile de l’Aca-démie des sciences.
Guillaume-Hyacinthe-Joseph-Jean-Baptiste Le Gentil de la Galaisièreétait né, le i i septembre 1725 , à Coutances , d’une famille noble (commeon disait alors). 11 vint à Paris en 1745 , et dès 1750 il entra à l’Observa-toire; il aida Cassini II, grand-père de l’académicien actuel, soit pour lacarte de France , soit pour les observations astronomiques. Pendant bien desannées, une partie des observations qui se sont faites à l’Observatoire étaitde lui ; il en publia beaucoup; il les appliqua à la recherche des élémens desplanètes. Dans un temps où les astronomes étaient très-rares, Le Gentil étaitun de ceux qui travaillaient le plus assidûment aux observations et aux cal-culs ; et les volumes de l’Académie contiennent un grand nombre de sesmémoires.
Le 26 mars 1760, il partit pour les Indes, afin d’observer à Pondichéry le premier passage de Vénus sur le soleil. La guerre l’empêcha d’aborder: ily resta pour attendre celui de 1769; les nuages le lui dérobèrent. Ainsi il fitdouze mille lieues et employa douze ans de sa vie pour une observation qu’ilne put faire ; mais il parcourut les Indes depuis Madagascar jusqu’à Manille .La géographie , l’astronomie et la physique profitèrent de ses voyages, et sontravail produisit deux gros volumes in-4. 0 , publiés en 1779 et 1782, à l’Im-primerie royale. II y traite du commerce de l’Inde , des sciences, de l’histoire,du climat, des vents , de l’aimant, et de beaucoup d’autres objets importans.
Le Gentil avait aussi beaucoup d’érudition, et nous avons de lui de savansmémoires sur l’ancienne astronomie, sur les ouvrages des Grecs, et sur l’astro-nomie des Indiens. Enfin il fut à tous égards un astronome habile, un voyageurutile et un académicien zélé. II avait épousé, en 1774» Marie-Michel-AndréPotier, d’une famille noble de Coutances , cousine de celle qui a épousé leC. cn Duhamel, aussi membre de l’Académie , et depuis de l’Institut national.Il ne laissa qu’une fille de dix-sept ans, mariée au C. cn Duhamel fils.