DE L’ASTRONOMIE.
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est si satisfaisant, qu’on pourra dire qu’il ne manque plus rien à cette théorie. ■ ■
Pendant toute l’année, le C. cn Thevenard, commandant de Brest , m’en- 17^3voya des observations suivies de la marée , faites avec soin par le C."’ Raiilard,lieutenant de vaisseau. Mon objet, en sollicitant ces observations, était de per-fectionner le Traité du flux et reflux de la mer que j’avais publié en 1781.
Le C. tn La Place formait le même vœu dans le mémoire que j’ai cité. Lesembarras de la révolution et de la guerre n’ont point empêché ce travail pour lessciences ; mais un savant, qui était alors ministre de la marine (le C.'T Monge ),donnait les ordres, et un commandant, ex-ministre et correspondant de l’Aca-démie , se chargeait de les exécuter. On ne rencontre guère un concours decirconstances aussi favorable pour les sciences.
A Gotha, M. le major de Zach, qui habitait, depuis le 10 août 1792 , legrand observatoire que le prince venait daflever sur la colline de Seeberg,y fit beaucoup d’observations; on en trouve une partie dans le supplément desEphémérides de Berlin , qui parut cette année.
Le C."' Carouge se chargea de convertir toutes les tables qui sont dansla troisième édition de mon Astronomie, en décimales du quart-de-cercle eten décimales de jours, suivant l’établissement proposé le 9 mars par l’Aca-démie , et adopté par le décret de la Convention nationale du 5 octobre, surle nouveau calendrier de la République française ; mais cela n’a pas encore étémis -à exécution.
Cet établissement du calendrier français fut concerté avec les astronomesde l’Académie . Elle fut invitée, le 1 , CI février, par le comité d’instruction,à envoyer des astronomes pour conférer sur l’établissement d’un calendrierde la République . J’y allai avec Pingré. Je ris des représentations sur ce pro-jet : mais Romme et Dupuis y tenaient; nous fîmes donc un calendrier. Onpeuf dire qu’il est naturel, simple et commode. La première année de l’èrefrançaise commença au 22 septembre 1792. La troisième année fut sextile,c’est-à-dire, de 3 66 jours, pour que l’équinoxe arrive toujours le premierjour de l’année, et on retranchera une sextile quand cela sera nécessaire pourramener l’équinoxe au premier jour de l’année. Les noms des mois sont signi-ficatifs. Leur division par décades répond au calcul décimal adopté dans tousles autres calculs; mais la difficulté de faire admettre ce calendrier m’obligead’en solliciter moi-même la suppression.
Le C. cn Mégnié , qui faisait à Madrid des observations intéressantes, futobligé de quitter cette ville comme tous les Français , à cause de la décla-ration de guerre. M. Lerena, ministre qui aimait les sciences, l’y avait attiréen 1786, et lui avait fait bâtir un observatoire; mais ce ministre était mort en -1791 , et l’observatoire fut démoli.
L’observatoire du duc d’Albe et celui de M. Ximenez n’étaient pas finis,non plus que le grand observatoire qu’on devait faire dans le Musée de Madrid ;en sorte que nous en sommes encore à former des vœux pour l’établissementde l’astronomie dans la capitale de l’Espagne .
On commençait à imprimer en 1793 un ouvrage d’érudition où l’astronomie
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