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Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
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DE L’ASTRONOMIE. 7 4 7

ïa lune, semblable à une étoile; c’était à Nonvich, à trente lieues de Londres ;la lune était dans son premier quartier. M. Maskelyne apprit qu’un domestiqueintelligent de M. Booth disait avoir vu aussi une étoile sur la lune à Londres ,sans pouvoir dire le jour ; il se fit conduire sur la place où le domestique étaitalors; celui-ci lui désigna la maison sur laquelle il avait vu l’étoile; et, calculfait, il fut reconnu que c’était le même jour et à la même heure que cette lumièreavait été vue dans les deux villes, sans lunettes et par des gens qui ne la cher-chaient pas. J’ajouterai que c’est au même endroit de la lune où M. Herschell’avait vue le 20 avril 1787, et le C. en Caroché le 27 février 178p.

Les astronomes de Milan, Oriani, de Cesaris et Reggio , les plus utilesde toute l’Italie , finirent les triangles de leur grande méridienne jusqu’à Gènes ,et mesurèrent la base ; mais ils n’avaient pas encore reçu le grand secteur aveclequel ils espéraient mesurer l’arc céleste : peut-être notre cercle entier y sup-pléera, Méchain leur en ayant cédé un.

Ils publièrent leurs Ephémérides pour iyp 4 -> dans lesquelles ils continuèrentde donner des observations et des mémoires intéressans.

Le docteur Slop , astronome de Pise, publia un nouveau cahier d’observa-tions de 1782 à 1786, avec les calculs qui en dépendent; recueil importantpour l’astronomie.

En Espagne , M. Malaspina, qui était parti en 1789 , revint d’un voyageintéressant, dans lequel il a visité les côtes orientales et occidentales de l’Amé-rique , traversé deux fois la mer du Sud, et déterminé un grand nombre depoints géographiques; mais M. Malaspina a été arrêté, et l’on attend encorela publication de ses mémoires.

En Allemagne , M. Klugel, professeur à Hall, donna-, dans les Mémoiresde l’Académie de Gottingen, des recherches sur les perturbations des planètes.

M. Wurm, à Niirtingen dans le W irteinberg, fit un travail sur les diamètresdes planètes, où il trouvait beaucoup d’incertitudes : par exemple, le dia-mètre de Saturne est 1 1" suivant M. Bugge, 13" suivant M. de Zach , et20" suivant M. Herschel.

M. Mayer, fils du célèbre astronome de Gottingen , donna, à Erlang,un ouvrage allemand très-estimé, sur la manière de tracer les cartes géogra-phiques et les fuseaux des globes. Toutes les méthodes de projection y sontexpliquées et démontrées.

M. Barry, astronome de Manheim , continua ses observations avec zèleet assiduité. Il venait d’envoyer 3 50 déclinaisons d’étoiles observées et réduitesavec soin ; mais les bombes et les boulets de l’armée française , tirés sur laville de Manheim , ayant atteint neuf fois l’observatoire, qui est un des pointsles plus remarquables et les plus élevés, on obligea les astronomes de démon-ter les instrumens pour les mettre sous les voûtes. En attendant, la France y a suppléé abondamment, comme on l’a vu par ce qui précède pour lesdéclinaisons d’étoiles. M. Henry , qui aidait M. Barry depuis quelques années,quitta Manheim pour aller en Russie .

La révolution de Genève , en iy^.{, ne porta pas atteinte à l’observatoire:

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