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Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
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756 HISTOIRE ABRÉGÉE

• — - ■ procurées en 1793, lorsqu’il était ministre de la marine, mais où les heures17jp 5 . n’avaient point etc marquées. *

On commença l’impression de la Connaissance des temps de 1797, et lescalculs de l’année suivante.

Le C. c " Prony , directeur du cadastre , voulut bien nous donner pouraides ses calculateurs, et nous ne courûmes plus le risque du délai qu’avaitéprouvé le volume de 1795 , comme on l’a vu ci-dessus , ptiges 623 et 632,où j’ai raconté tous les genres d’obstacles qui s’étaient réunis pour causer unretard qui n’était jamais arrivé , et qui n’arrivera probablement pas une secondefois.

Je fis, pour le volume de 1797, un catalogue de 1000 étoiles circom-polaires, observées plusieurs fois, réduites à 1790; ascensions droites et décli-naisons ; ouvrage important et qui manquait à l’astronomie, fruit de plusieursannées d’observations et de calculs, et par lequel nous commençâmes , monneveu et moi, la publication de cette immense collection , poussée ensuite jus-qu’à 50000 étoiles.

M. mc Le Français commença à aider son mari; elle avait déjà réduit plusde 1500 étoiles, et chaque réduction exige trente-six opérations de calcul ;elle a été ensuite à 12000, et elle continue.

Le grand travail de la méridienne, entrepris pour servir de base aux nou-velles mesures de la République , avait été interrompu par les factions etparla guerre; mais il fut repris, cette année, avec une nouvelle activité. LeC. en Méchain, après avoir été, pour ainsi dire, prisonnier en Espagne et enItalie, revint enfin du côté de Perpignan , pour continuer les triangles qu’ilavait faits depuis Barcelone : mais les difficultés le désolaient. Il nous écri-vait , le 8 brumaire , du pic de Bugarach , oit l’on ne gravit qu’au risque dela vie. Il avait porté une tente pour y coucher : mais le pic à tout au plusl’étendue nécessaire pour les étais du signal ; il h’y a rien au-dessous que desprécipices ; la pente en est si roide, qu’il faut ramper et s’accrocher aux buiset aux cailloux qui s’éboulent sous les pieds ; le vent y est si dangereux, qu’onn’a pu trouver personne qui voulût y passer la nuit, ni même y rester seulpendant le jour. Les hommes qui ont eu le courage d’y porter les instrumens ,ont déclaré qu’aucun intérêt ni aucune autorité ne pourraient les déterminerà le faire une seconde fois. Cependant il n’y a pas d’autre endroit où l’onpuisse avoir un signal qui corresponde à quatre triangles principaux, et d’oxtl’on puisse voir six signaux diftérens. Il était donc obligé d’y gravir tous lesjours; et souvent les nuages ou les brumes qui enveloppent les montagnes,rendent les peines inutiles. Quand on a élevé des signaux à grands frais etavec des peines incroyables sur ces montagnes, les ouragans les renversent,les malveiilans les détruisent pour en voler les clous, et il faut retourner àplusieurs lieues de distance pour rétablir un signal. On n’était pas surpris d’ap-prendre qu’il n’y eût encore que' quatre triangles fermés ou terminés danscette partie de la méridienne.

Delambre, entre Bourges et Orléans , trouva aussi bien des obstacles; mais

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