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Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
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DE LASTRONOMIE.

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français . Javais cherché , depuis plus de dix ans, à procurer une traductionde ce poème. Dreux du Radier , avocat retiré , lavait faite à ma sollicita-tion, à condition que je lexaminerais avant quil la publiât. Quand je voulusmen occuper, je maperçus que souvent le traducteur nentendait pas Mani-lius, et quelquefois je ne lentendais pas non plus. Ce travail, long et diffi-cile , était plus du ressort de Pingré, qui connaissait parfaitement le latin etle grec, avec lérudition de lancienne astrologie. Je le priai de sen charger,et il trouva plus court de refaire lui-même la traduction, telle quelle a étéimprimée en 17S6 , en deux volumes in-S.°

Il y joignit la traduction du poème dAratus , si célèbre dans lantiquité,sur les constellations et les cercles de la sphère , et qui navait jamais paruen français . En en rendant compte dans le Journal des savans, je rappelaisquelques ouvrages de Pingré, et je finissais par ces mots : On ne peut entendresans étonnement le récit dun si grand nombre de travaux.

Dès 1756 il avait publié le projet dufte histoire de lastronomie du dix-septième siècle, il voulait rassembler et calculer une quantité immensedobservations éparses dans les ouvrages du dernier siècle et dans beaucoupde manuscrits.

Le Monnier, qui lui inspira ce projet, lui avait communiqué les manus-crits de Bouiliau , et il en avait rassemblé beaucoup dautres. Il avait eubeaucoup de pièces détachées, que personne peut-être 11eût été en état deréunir. Ce travail fut interrompu par tous les autres travaux dont je viens deparler. Pingré ne put le reprendre quen 1786; il le termina en 1790, cest-à-dire, à quatre-vingts ans. Jen rendis compte à lAcadémie , au mois defévrier 1791 , avec un enthousiasme que jeus le plaisir dinspirer à dautres.LAssemblée nationale accorda un secours pour l'impression de cet immensetravail, qui serait finie sans les entraves du commerce : il y en a déjà 364 pagesdimprimées; ce qui fait environ les deux tiers. Le C. cn Barrois me prometde continuer bientôt, et sans doute que la paix rendra assez dactivité au com-merce deda librairie pour quil ait intérêt à finir cet ouvrage.

On a vu , par ce qui précède , que lextrême complaisance de Pingré etsa prodigieuse facilité pour le travail suffisaient à tout : on découvrait unecomète, cétait à Pingré à la calculer; on avait besoin de deux çu troismille ans déclipses, il ne fallait que les lui demander; dun voyage au-delàdes mers, il était prêt à partir ; de deux volumes de traduction , ce nétaitrien pour lui, non plus que des hymnes pour le bréviaire de sa congrégation :car on les lui demanda , parce quon savait quil pouvait suffire à tout, et queses grands ouvrages nen souffraient presque point ; il ny avait que les astro-nomes qui voyaient avec regret cette perte de temps. *

On a inséré dans la Relation de La Pérouse un Voyage intéressant de Ma-nille au Mexique , fait par la frégate espagnole^ Princesse, en 1781 , ettraduit par Pingré. On le trouve dans le quatrième volume de cette Relation ,ou sont divers mémoires des savans qui étaient de ce voyage.

Le désintéressement de Pingré, sa modestie, son insouciance pour tout ce

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