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HISTOIRE ABRÉGÉE
a été continué avec courage et terminé avec succès par le C.' n Le Fran-çais La Lande. li a 50000 étoiles , depuis le pôle jusqu’à deux ou trois degrésau-dessous du tropique d’hiver, et il a dcjà commencé, avec le C. c " Burckhardt,à revoir les constellations zodiacales , où il pourrait se trouver quelques nou-velles planètes. M. n ’“ Le Français , qui avait déjà réduit 10000 étoiles, com-mença la réduction de la totalité avec une ardeur exemplaire. Ces 50000 étoilesterminées avec le siècle, seront , ce me semble , une époque remarquablepour l’accroissement de nos connaissances en astronomie dans le dix-huitièmesiècle.
M. Bode, à Berlin , publia la quatrième livraison de son grand et bel Atlascéleste ; il annonçait que la cinquième et dernière paraîtrait dans quatre mois,avec la préface, l’index, et un catalogue de 17000 étoiles, dont je lui aifourni une grande partie. Cet Atlas est composé de vingt grandes cartes : onpeut se les procurer au Collège de France , à Paris .
La théorie de la lune a signalé encore cette dernière année d’une manièrebien remarquable. Le 13 juin, le C. cn La Place annonça un nouveau résul-tat de la théorie, qui est une nutation de l’orbite iunaire, résultant de l’apla-tissement de la terre. D’après cette inégalité, on peut supposer que l’orbitelunaire, au lieu de se mouvoir sur l’écliptique avec une inclinaison constante,se meut sur un plan passant par les équinoxes, entre l’équateur et l’écliptique,et incliné à l’écliptique de 6 à 7". Il a aussi trouvé une inégalité de la lune,qui dépend de la longitude du nœud , et qui est de 6". O11 disputait depuislong-temps sur cette inégalité que les Anglais négligeaient totalement, et quela théorie paraissait ne pas indiquer.
Le mouvement de la lune , depuis mille et deux mille ans , laissait unedifficulté , et elle a été levée par les observations des Arabes , dont j’ai parlépage 812. L’original était à Leyde , et nous avons fait solliciter long-tempsle gouvernement batave de nous le confier. Enfin, le 26 mai, l’ambassadeura apporté à l’Institut ce précieux manuscrit, qui a 4 °° pages in-4..° en petitcaractère. Le C. cn Caussin voulait le traduire en entier ; mais il s’est bornéaux observations , et il fait imprimer non-seulement la traduction , mais l’ori-ginal arabe. Le C. cn Caussin avait déjà traduit la partie que je lui avais procu-rée ; il a été aidé par le C. cn Bouvard , pour la partie astronomique et pourles calculs. Les résultats des observations de la lune sont imprimés.
L’Institut avait proposé, à ma sollicitation, pour sujet de prix, la com-paraison d’un grand nombre d’observations de la lune avec les tables, pourfixer les époques de la longitude de la lune , de l’apogée et du nœud. I.esdeux pièces de M. Burg et du C. tn Bouvard, qui ont partagé le prix del’Institut, contiennent de nouvelles déterminations des mouvemens de la lune,fondées sur un si grand nombre d’observations, qu’il y a lieu de croire queles tables qui en résulteront ne seront jamais en erreur de plus de 15 à 20",c’est-à-dire , deux ou trois fois moins que celles que Mason avait publiéesen Angleterre. M. Maskelyne les lui fit entreprendre, en déterminant lescoefficiens des vingt-quatre équations des tables de Mayer, par la comparaison