8 jo HISTOIRE ABRÉGÉE
-- deux minutes , a recalculé toutes les observations. Le C. en Burckhardt a recal-
1800. culé les perturbations que j’avais données anciennement dans les Mémoires del’Académie, que Schubert et Oriani avaient calculées postérieurement; et leC. cn Le Français a présenté à l’Institut de nouvelles tables de Mars, endixièmes de seconde, où l’on ne craindra plus que quelques secondes d’er-reur. Elles sont dans la Connaissance des temps de l’an XII; et déjà l’oppo-sition du 1 7 brumaire nous a donné une confirmation de l’exactitude de cestables : une observation exacte du 22, que j’ai calculée avec soin, ne m’adonné que 1 5" d’erreur en longitude, et 6 en latitude; et l’observation faitepar le C. cn Bouvard, avec les nouveaux instrumens de l’Observatoire, don-nait la même seconde : confirmation bien satisfaisante de la bonté de nosinstrumens, et de l’exactitude de nos observateurs.
M. Triesnecker a fait à Vienne un semblable travail sur Mars , et M. Orianil’a fait à Milan . Les différences sont insensibles; mais aucun des trois n’avaitconnaissance de l’ouvrage de ses confrères.
M. Wurm a aussi calculé les perturbations de Mars par la méthode de KIu-gel, qui est dans les Mémoires de Gottingen . MM. Oriani, Burckhardt, Schu-bert et Wurm, ne sont pas toujours d’accord; mais les différences sont fortlégères.
Au reste , le C.' n Bouvard s’occupe à calculer les perturbations de toutesles planètes, les unes sur les autres, par les formules du C. tn La Place; etce sera un travail complet et définitif, dont on verra le résultat dans le troisièmevolume de la Mécanique céleste.
Le passage de Mercure sur le soleil m’a donné un moyen de vérifier encorele lieu de l’aphjéfie, par la méthode que j’avais donnée dans les Mémoires del’Académie pour 1786, et qui est la plus concluante. Mon résultat est qu’iln’y a rien à changer aux tables de Mercure que j’ai publiées dans la Connais-sance des temps de l’an VI. Pour Vénus , on a vu dans le volume de l’an XI,p. 456, le même accord.
Pour Jupiter , nous avons trouvé la correction des tables-t-34" dans l’op-position, et-t- 30" dans la quadrature.
Pour Saturne , la correction des tables dans l’opposition — 10", à-peu-près comme l’année précédente.
Pour Herschel, j’ai trouvé — 9"; et M. de Zach , en y employant cinqobservations, a eu le même résultat.
Ainsi nous avons lieu d’être satisfaits de l’exactitude de nos tables pourtoutes les planètes.
Quant aux tables du soleil, j’ai continué à trouver 8 à 10" de trop dansnos longitudes, soit que cela vienne d’un retardement dans le mouvement dela terre depuis quinze ou vingt ans, soit que, dans la construction des tablesde Delambre et de Zach , il se soit glissé cette erreur-là sur le moyen mou-vement , ou enfin qu’il y ait des inégalités omises dans les tables. Quoi qu’ilen soit, j’ôte 8 des lieux du soleil pour les calculs qui demandent la plusgrande précision.