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Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
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HISTOIRE ABREGEE

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o 1.

qui sont bien rares , sur-tout dans ies déserts. Le bureau des longitudes luia décerné une gratification quil avait bien méritée.

M. Bode a publié à Berlin la fin de son grand Atlas céleste en vingtfeuilles, qui contient les cent constellations anciennes, plusieurs nouvelles ,et un catalogue de 17240 étoiles, dont je lui ai fourni une grande partie;travail immense, dont les astronomes avaient besoin. On peut se procurer cebel ouvrage au Collège de France .

Le 27 septembre , la République helvétique a adopté les mesures fran-çaises : cest le premier des états de lEurope qui ait senti limportance deCette mesure universelle pour le bien général des peuples civilisés. La Répu-blique batave a suivi cet exemple.

M. Guglielmini, à Bologne , a fait trois nouvelles expériences sur la chutedes corps, pour prouver la rotation de la terre : il a trouvé, à une ligne près,la même déviation au midi, quoique la théorie ne la donne pas ; mais il atrouvé la déviation à louest telle quelle doit être. M. HenzenSerg se prépareaussi à faire de pareilles observations à Hambourg , sur une hauteur de deuxcent trente-cinq pieds, à la tour Saint-Michel.

Le général Mazzaredo , qui avait fait bâtir un observatoire dans file deLéon, près de Cadix , y a attaché quatre astronomes , officiers de vaisseau , quiy résidem depuis deux ans ; MM. Rodrigo Armesto , Maximo Lariva Aguero ,Julian Canela, et Joseph Cuesta. On publie aussi, depuis dix ans, un Alma-nach nautique en Espagne ; jespère que la marine et lastronomie en profi-teront. Le télescope de vingt-cinq pieds anglais , que Herschel a fait pourlEspagne , a été embarqué.

M. Travassos, secrétaire de lAcadémie de Lisbonne, ma envoyé desobservations de M. Ciéra, qui ont confirmé la longitude de cette ville; desEphéinérides nautiques jusquà 1803 , calculées par M. Damoiseau; et diversouvrages de lAcadémie portugaise , ouvrages dont nous navions aucune idée,et que lInstitut national de France a reçus avec beaucoup dintérêt. CestM. le chevalier dAraujo qui a conduit cette négociation.

Lastronomie languissait depuis long-temps dans la République batave :M. Fokker a établi, à ses frais, un observatoire à Middelbourg ; il sest pro-curé aussi des instrumens, et il nous a envoyé plusieurs observations faitesdepuis 1797 jusquà 1801. M. Fokker , dans la révolution de J 79 5, étaitmembre du comité de salut public : alors il se fit donner une tour de lab-baye : mais la révolution du 12 juin 1796 a interrompu ses projets damé-lioration pour son observatoire. Il est actuellement employé dans les financesde la Zélande ; et le temps qui lui reste est employé à lastronomie : il maenvoyé plusieurs observations intéressantes.

En Allemagne , lastronomie continue dêtre dans une grande vigueur.Le voyage de M. le baron de Zach à Bremen et à Lilienthal a pro-duit une nouvelle activité ; et la société qui sest formée pour la revuedu ciel , continue de sen occuper. M. de Zach observe la lune assidû-ment, et il me fait espérer que je verrai à Gotha, en 1803 , une partie

des