8 5 6
HISTOIRE ABREGEE
18
o 1.
qui sont bien rares , sur-tout dans ies déserts. Le bureau des longitudes luia décerné une gratification qu’il avait bien méritée.
M. Bode a publié à Berlin la fin de son grand Atlas céleste en vingtfeuilles, qui contient les cent constellations anciennes, plusieurs nouvelles ,et un catalogue de 17240 étoiles, dont je lui ai fourni une grande partie;travail immense, dont les astronomes avaient besoin. On peut se procurer cebel ouvrage au Collège de France .
Le 27 septembre , la République helvétique a adopté les mesures fran-çaises : c’est le premier des états de l’Europe qui ait senti l’importance deCette mesure universelle pour le bien général des peuples civilisés. La Répu-blique batave a suivi cet exemple.
M. Guglielmini, à Bologne , a fait trois nouvelles expériences sur la chutedes corps, pour prouver la rotation de la terre : il a trouvé, à une ligne près,la même déviation au midi, quoique la théorie ne la donne pas ; mais il atrouvé la déviation à l’ouest telle qu’elle doit être. M. HenzenSerg se prépareaussi à faire de pareilles observations à Hambourg , sur une hauteur de deuxcent trente-cinq pieds, à la tour Saint-Michel.
Le général Mazzaredo , qui avait fait bâtir un observatoire dans file deLéon, près de Cadix , y a attaché quatre astronomes , officiers de vaisseau , quiy résidem depuis deux ans ; MM. Rodrigo Armesto , Maximo Lariva Aguero ,Julian Canela, et Joseph Cuesta. On publie aussi, depuis dix ans, un Alma-nach nautique en Espagne ; j’espère que la marine et l’astronomie en profi-teront. Le télescope de vingt-cinq pieds anglais , que Herschel a fait pourl’Espagne , a été embarqué.
M. Travassos, secrétaire de l’Académie de Lisbonne, m’a envoyé desobservations de M. Ciéra, qui ont confirmé la longitude de cette ville; desEphéinérides nautiques jusqu’à 1803 , calculées par M. Damoiseau; et diversouvrages de l’Académie portugaise , ouvrages dont nous n’avions aucune idée,et que l’Institut national de France a reçus avec beaucoup d’intérêt. C’estM. le chevalier d’Araujo qui a conduit cette négociation.
L’astronomie languissait depuis long-temps dans la République batave :M. Fokker a établi, à ses frais, un observatoire à Middelbourg ; il s’est pro-curé aussi des instrumens, et il nous a envoyé plusieurs observations faitesdepuis 1797 jusqu’à 1801. M. Fokker , dans la révolution de J 79 5, étaitmembre du comité de salut public : alors il se fit donner une tour de l’ab-baye : mais la révolution du 12 juin 1796 a interrompu ses projets d’amé-lioration pour son observatoire. Il est actuellement employé dans les financesde la Zélande ; et le temps qui lui reste est employé à l’astronomie : il m’aenvoyé plusieurs observations intéressantes.
En Allemagne , l’astronomie continue d’être dans une grande vigueur.Le voyage de M. le baron de Zach à Bremen et à Lilienthal a pro-duit une nouvelle activité ; et la société qui s’est formée pour la revuedu ciel , continue de s’en occuper. M. de Zach observe la lune assidû-ment, et il me fait espérer que je verrai à Gotha, en 1803 , une partie
des