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HISTOIRE ABREGEE
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Le i /' décembre 1789 , il partit de Bagdad , et arriva à Paris le 3 septembre1790.
En 1791 et dans les années suivantes, je ne cessai de solliciter les ministreset l’Assemblée nationale pour qu’on le renvoyât à Bagdad y reprendre sesobservations.
Au mois de février 1795, j’obtins de la Convention nationale une indemnité ,et il me répondit : « Je vois que vous tirez sur moi une lettre de change« que je ne pourrai acquitter qu’en Turquie ; je partirai donc. « Il quittait,en effet, un peu à regret un pays et une famille qu’il chérissait.
Ce ne fut que le 3 mars 1795 que j’obtins, par le secours du C.* n Vol-ney, sa nomination au consulat de Mascate en Arabie, et il vint à Paris le27 mars. Il fut obligé d’aller en Italie chercher un navire pour Constan-tinople . Il éprouva diverses contrariétés , et au mois d’avril 1796 il étaitencore en Italie. Il partit enfin ; il alla faire des observations dans l’Archi-pel, et il n’arriva à Constantinople que le 22 novembre 1796. J’ai renducompte de son voyage 'page 784.
Ii rectifia la géographie de la mer Noire , sur laquelle il y avait des erreursénormes. Je rendis compte de ses observations dans la Connaissance des tempsde l’an VIII [1800], et il en donna lui-même une notice plus étendue dansle second volume de la Décade égyptienne.
II se préparait à aller à Mascate; mais la guerre avec les Anglais rendait cevoyage dangereux et inutile.
Au mois de mars 1798, on l’envoya en Egypte en attendant qu’il pûtaller à Mascate .
A la fin de 1798, il s’offrit au conquérant de l’Égypte , notre illustreBonaparte, pour aller à Constantinople porter des paroles de paix. Mais lesAnglais , qui le craignaient, parvinrent à le faire arrêter, ainsi que tous lesFrançais , et il gémit près de trois ans dans la captivité au fort de I anaraki,à l’entrée de la mer Noire, à dix lieues de Constantinople . II y contractaune maladie de poitrine dont il ne put guérir.
La paix ayant enfin amené son élargissement, il partit, le 23 septembre,de Constantinople, encore malade; et à peine arrivé à Nice , il y mourutle 19 novembre 1801 , en augmentant le martyrologe de l’astronomie.
Le premier Consul devançait son retour en le nommant commissaire desrelations commerciales à Lisbonne ; et il apprit avant sa mort qu’il était dis-tingué et récompensé par le plus grând homme de - l’univers.
II est peu de personnes qui aient si bien employé le court espace de lavie. Beauchamp avait tous les genres de mérite et de savoir. Les devoirs dela religion n’étaient pas négligés par le philosophe ; la congrégation de laPropagande à Rome avait témoigné sa satisfaction du zèle de Beauchamp dansles fonctions apostoliques. Aussi je sollicitais son oncle pour lui faire donnerson évêché. H le promettait; mais il est mort en 1798 à l’hôpital, aprèss’être montré inutilement dans la révolution épiscopale.
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