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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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qui apprécie leurs ressources, a jugé quil ny avait pas lieu desécarter des dispositions usuelles.

S. M. aurait même différé de les employer, si un événe-ment inattendu ne lui avait fait penser que tout en profitant delutile coopération de nos alliés, cest surtout le développementde nos propres forces qui doit accélérer le moment dune paishonorable, telle quun cœur français peut la désirer, et telleque S. M. na ceseé de la présenter à ses ennemis.

Cest dans cet esprit, Messieurs, qua été rédigé le projetsoumis à votre délibération.

MM. les orateurs du conseil détat vous en exposeront lesmotifs et les avantages, après que M. le ministre des relationsextérieures vous aura fait lecture dun rapport et de certainespièces dont S. M. a commandé quil vous fût donné commu-nication.

S. Exc. M. le duc de Bassano, ministre des relations exté-rieures, a donné communication du rapport suivant.

Rapport du ministre des relations extérieures à S. M. lempereur

Lorsque la Russie , violant ses traités et renonçant à sonalliance avep la France pour sunir au système de lAngleterre,déclara la guerre à V. M., vous appréciâtes, sire, toute lim-portance de la lutte qui allait sengager. Vous ordonnâtes laformation, sous le titre de cohortes de la garde nationale, decent bataillons composés dhommes âgés de 20 à 26 ans, qui,appartenant aux six dernières classes de la conscription, na-vaient point été appelés à larmée active. Cette institution aeu tout Je succès que V. M. pouvait en attendre. Une belli-queuse jeunesse préparée au métier de la guerre dans des cadresde vieux soldats, demande avec empressement à partager lagloire de ses frères darmes.

Lorsque de Smolensk , V. M. fit marcher vers Moscou sesarmées victorieuses, elle ne se dissimula point que ses progrèsdans le pays ennemi, ajoutaient de nouvelles chances auxchances communes de la guerre. Elle voulut fortifier eucorela hase de ses opérations, et elle ordonna la levée de la con-scription de 18J3, qui est aujourdhui toute entière sous lesarmes.

Avec les garnisons des places de France et dItalie , V. M. adonc dans lintérieur de ses états une force de plus de 300,000hommes suffisante pour entretenir la guerre avec la Russie pen-dant-la prochaine campagne. Et votre intention était, sire, dene demander aucun secours extraordinaire, si tous nos alliés, etspécialement lAutriche , le Danemarek et la Prusse restaientfidèles à lq cause commune.

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