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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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envers la France des dispositions amies. Cest par ses agcnsque lAngleterre préparait en Russie linfluence du parti ennemide la France , et par lui les hésitations, les variations, les réso-lutions hostiles des cabinets, et enfin cette dernière guerre, quia coûté à la Russie la dévastation de ses plus belles provinces,le repos à lEurope , des regrets à lhumanité.

LAngleterre a employé, sans doute, pour préparer léterneldéshonneur du général Ÿorck, les mêmes moyens, les mêmesassociations par lesquels elle amena en 1809 des corps réglés, àse mettre en rébellion, et, chose inouïe, à faire la guerre pourleur compte, malgré lintention, contre les ordres mêmes deleur souverain.

Ainsi lAngleterre désunit et divise les pays quelle ne peutdominer ; elle prépare la ruine des états quelle ne peut sou-mettre à son système.

Eu effet, quel moyen de destruction plus inévitable pour letrône même le mieux affermi, que la désertion dune année, sonopposition aux intérêts de son pays, sa désobéissance aux ordresde son monarque, si tous les souverains intéressés à la repres-sion duir tel crime, nunissaient leur voix pour la provoquer,leurs efforts pour en assurer le châtiment, leur pouvoir pour enempêcher le retour.

Heureusement, Messieurs, les tentatives de nos ennemispour étendre jusquà la France leur fatale influence, leurs fu-nestes succès, sont impuissans.

Notre vaste territoire, notre, immense population, néprou-vent que les sacrifices inséparables de létat de guerre, maissont loin de redouter les malheurs des pays qui en sont lethéâtre.

Au-dedans, la tranquillité règne; lindustrie, les arts, lestravaux publics suivent leur cours.

Au-dehors, lAutriche et nos autres alliés se montrent affec-tionnés et fidèles.

f Nos forces, nos moyens, nos ressources militaires sontimmenses.

Toutefois au moment vient déclater la première érup-tion de ces volcans destructeurs allumées par lAngleterre sousles trônes qui veulent rester indépendans de sa politique ; il estnécessaire de réunir des ressources proportionnées, supérieure»même aux dangers que la prudence envisage.

" Ce qui suffisait hier à la sécurité du gouvernement, setrouve aujourdhui au-dessous de sa prévoyance. De nouveauxévénemens ont créé de nouveaux besoins : des conjoncturesimprévues commandent des sacrifices inattendus.

M Un sentiment universel de fidélité et de dévouement sunirachez le peuple français au sentiment de son intérêt et de sagloire, pour diriger sa conduite et déterminer ses résolutions.

S. M. vous propose de mettre à la disposition de son mi-