213
la Prusse, elle est si incompatible avec la dépense qui résuh*^de ses nouveaux engagemens, que S. M. 1. ne saurait me don ^une preuve plus signalée de ses dispositions bienveillantes etsa confiance qu'en trouvant moyen de soulager ma mouarcde ce fardeau ; r
2°. Que, pour le cas où le corps auxiliaire dût être m' spied, l’empereur voudra bien m’accorder une remise P r0 P j 3donnée de la contribution, et sa cessation entière, dès q“f.guerre éclatera en effet, la Prusse étant absolument hors ^ e . „d’en faire les frais et de payer en même tems une contribuéaussi onéreuse ;
3°. Enfin, que S. M. I. n’insistera plus sur l’article de lavention du 8 Septembre, 1808, qui empêche l'augmentation ,,l’armée prussienne, augmentation évidemment indispensablemesure du besoin que j’aurai de plus de troupes pour leconvenu et pour la défense de mes états.
Quant aux avantages que la Prusse, en cas de succès auxq ue __e)le aurait contribué par l’emploi de ses forces et de ses re ^sources, pourrait se promettre, soit en fait d’acquisitionstoriales, soit en indemnités d’un autre genre, je m’en remetsconfiance à la justice et à l’amitié de mon auguste allié. ûl a ‘ 5il est un autre point dont j’aurais à cœur de convenir d’ava» ceavec lui. La situation géographique de la Prusse étant tel*qu’une partie de son territoire doit nécessairement être exp° s ’sinon à devenir le théâtre de la guerre, du moins à en éprou^ rtous les embarras ; je désirerais assurer à ma famille un aspoù elle fut à l’abri des inconvéuiens qui en résulteraient. •*me flatte donc que l’empereur voudra bien, non-seulement coO-sentir lui-même, mais aussi s’employer partout où il sera besoUbà ce qu’une partie de la Silésie avoisinante aux états autrichi e11 !soit déclarée neutre pour cet effet, afin qu’en cas de nécessnje puisse avec les miens y fixer mon séjour pendant la durede la guerre. ,
Telles sont en résumé les propositions que l’invitation “S. M. I. m’engage à lui faire en suite des explications préalablequi ont eu lieu ici envers son ministre, de la part de mon chan-celier d’état et de mon ministre des affaires étrangères.précis en a été communiqué au comte de Saint-Marsan, ce q uln’empêche pas que, de votre côté, vous ne les preniez P° u !ftexte d’un entretien confidentiel que vous aurez à demander ®M. le duc de Bassano, auquel je vous laisse le maître de f a,re .lecture de la présente dépêche. J’espère qu’informée par l ulde son contenu, S. M. I. ne verra, dans la franchise avec la-quelle je m’explique sur ce que je souhaite, ou plutôt sur ceque me dictent ma position et mes besoins, qu’une preuve in-contestable de ma confiance sans bornes, et de mon ardent désird’établir mes liaisons avec S. M. I. sur des bases sûres et du*râbles. Il ne me reste qu’à souhaiter que, leur accordant s*
'i