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^°pie de la lettre du landamann de Suisse à S.M. l’empereuret roi.
Sire,
I.es événemens ont marqué le moment où la diète de la confe-ction suisse extraordinairement assemblée, croit devoir pro-aiiiei- le système que la Suisse veut adopter dans le cours de laDésente guerre.
„ Dès les tems de François I , la neutralité fut un principe“ndamental de l’alliance des Suisses avec la couronne de France ,*“ e traité conclu en 1803 l'ayant.tappelé et consacré de nouveau,restons invariablement fidèles à nos maximes nationales, en( Çarant aujourd’hui notre volonté d’observer envers toutes lesDissances, dans le sens le plus absolu et le plus impartial, cette"'Ce neutralité sur laquelle repose notre existence politique.
Nous devons, Sire, à votre bienveillance d’avoir vu disparaître,"dns ces derniers tems, un obstacle qui aurait pu la compro-mettre d’une,manière grave. En acquiesçant à nos vœux sur ceP°>nt, V. M. I. et R. nous a donné de nouveaux motifs d’espérerlue la déclaration de la diète sera favorablement accueillie, etDi’elle daignera, par un acte formel, faciliter la reconnaissancela garantie réciproque de la neutralité de la Suisse de la parttoutes les puissances.
Dans cette confiance, la diète, Sire, fait des démarches ana-logues auprès des souverains aliiés contre la France . Elle avisemême tems aux dispositions militaires qu’exige la présencequelques corps de troupes dans le voisinage des frontières de" Suisse .
MM. Vincent llutfimann, ancien landamann de la Suisse ,3voyer du canton de Lucerne , et Jean Henry Wciland, bourgmes-’te du canton de Bâle , qui se rendent dans votre résidence iinpé-fiaie en qualité de nos envoyés extraordinaires, sont chargés deprésenter à V. M. cette lettre et la déclaration de notre neutra-lité. Nous prions V. M. I. et R. de vouloir bien les accueillirav ec bonté, et d’avoir leur mission pour agréable.
Nous sommes, dans les sentimens du plus profond respect,
De V. M. J. et R.,
Les très-obéissans serviteurs, fidèles alliés et bons amis,
Le landamann, président de la diète-générale de la Suisse ,
(Signé) Beinhard,
Le chancelier de la confédération,
(Signé) MourSQN.
Zurich , le 18 Novembre, 1813.
DÉCLARATION.
Nous, le landamann de la Suisse et les députés des dix-neufdatons confédérés,
Rassemblés en diète extraordinaire à Zurich , notre ville fédé-pour aviser, dans les circonstances actuelles de politique et