r 576
Rasion ils peuvent compter sur le vif intérêt que je leur porte,1 que je serai toujours disposé à leur donner des preuves de mar °tect;ion et de mon amitié.
' Sur ce, je prie Dieu, Monsieur le landamann, qu’il vous aits a sainte et digne garde.
Au palais des Thuileries, le 14 Décembre 1813.”
(Signé) Napoléon,
A S. Ex. le ministre des relations extérieures.Monseigneur,
j Hier matin, le général Bubna a eu une conférence avec le co-°nel Herrenschwand, qui commande les troupes suisses station-î! ee s depuis Bâle jusqu’à Lauffenbourg, et il lui a déclaré que. ^niée alliée, forte de 1 60,000 hommes, entrerait eu Suisse dansj* Huit du 20 au 21 par Bâle , Rhinfelden et Stein. On dit queI Colonel Herrenschwand a demandé à en rendre compte à M. lea udamann, et au général de Wattewille ; et il paraît que lesa, ai!ions suisses qui étaient sur le Rhin se sont repliés les unsV< -' r â Soleure , elles autres sur le quartier-général, qui d’Arau s’est*! ef iré à Lentzbourg. On annonce que le 25, 10,000 hommes,k°nt la plus grande partie de cavalerie autrichienne, arriveront à”‘ e ine, et que bientôt après, il y passera deux pareilles colonnes^ se dirigeront successivement sur Genève .
M. de Senft-Pilsach a continué de presser et d’intriguer ici,l*°Ur qu’on changeât la forme du gouvernement; mais le petit-®P*iseil n’a pas adhéré à celte detnaude; et le grand-conseil, qui^ e $t assemblé hier et aujourd’hui pour la session ordinaire d’au-^'nne, ne s’est pas laissé séduire par la promesse que M. de^cnft-Piisacli a faite au nom des puissances alliées, de remettre leLitton de Berne en possession de l’Argovie et du pays de Vaud ,de lui donnet Rieuue et l’Erguel.
, Aussi ce ministre mécontent de voir le peu de succès de sesptiiarches, a-t-il reproché aux intriguans qui sont allés à Frane-orf , qu’ils y avaient beaucoup trop exagéré l’empressement qu’onïr * e ttait à détruire l’acte de médiatiou. On voit, au contraire,qu’on n’y parviendra que par les menaces et la force. Les gensde l a campagne y sont certainement très-attachés. Ils niur-'JHirent hautement de ce qu’on a attiré la guerre en Suisse , etdisent qu’un jour viendra où ils pourront se venger des ambitieuxdes villes.
..Plusieurs cantons ont envoyé des députés pour demander desSemions à M. le landamann. Les paysans de son cantons eront certainement les plus furieux, si l'on change la constitutionQuelle.
Dn voit maintenant, à ne pouvoir plus en douter, qu’une ar-'lee française en Suisse , y trouverait beaucoup de partisans, ets’il y avait eu un point d’appui un peu fort, la masse du