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la grande roule, et arrivée à la hauteur de l'Epine-aux-Bois,ht un à gauche pour enlever ce qui s’était avancé sur le villageMarchais. Le général Bertrand, grand maréchal du palais,et le maréchal duc de Dantzick , à la tête de deux bataillonsde la vieille garde, marchèrent en avant sur le village et ledirent entre deux feux. Tout cè qui s’y trouvait fut pris°U tué.
En moins d’un quart-d’heure, un profond silence succéda aubruit du canon et d’une épouvantable fusillade. L'ennemi nechercha plus son salut que dans la fuite. Généraux, officiers,soldats, infanterie, cavalerie, artillerie, tout s’enfuit pêle-mêle.
A huit heures du soir, la nuit étant obscure, i! fallut prendreposition. L'empereur prit son quartier-général à la ferme dei’Epine-aux-Bois.
Le général Michel de la garde a été blessé d’une balle au bras.Notre perte s’élève au plus à 1000 hommes tués ou blessés.Celle de l'ennemi est au moins de 8000 hommes tués ou prison-niers, on lui a pris beaucoup de cations et six drapeaux. CetteMémorable journée, qui confond l’orgueil et la. jactance del’ennemi, a anéanti l'élite de l’armée russe. Le quart de notrearmée n’a pas été engagé.
Le lendemain, 12, à () heures du matin, le duc de Trévise suivit l’ennemi sur la route de Château-Thierry . L’empereur,avec deux divisions de cavalerie de la garde et quelques batail-lons, se rendit à Vieuxmaisons, et de là prit la route qui va droità Château-Thierry . L’ennemi soutenait sa retraite avec 8 ba-taillons qui étaient arrivés tard la veille et qui n’avaient pasdonné. 11 les appuyait de quelques escadrons et de 3 pièces decanon. Arrivé au petit village des Cacquerets, il parut vouloirdéfendre la position qui est derrière le ruisseau et couvrir lechemin de Château-Thierry . Une compagnie de la vieille garde*e porta sur la petite Noue, culbuta les tirailleurs de l’ennemi,'lui fut poursuivi jusqu’à sa dernière position. Six bataillonsde la vieille garde à toute distance de déploiement occupaientht plaine, à cheval sur la grande route. Le général Nansouty,a vec les divisions de cavaierie des généraux Laferrière et De-vance, eut ordre de faire un mouvement à droite et de se porter'-‘titre Château-Thierry et l’arrière-garde ennemie. Ce mouve-ment fut exécuté avec autant d’habileté que d’intrépklité. Lacavalerie ennemie se porta de tous les points sur sa gauche pours’opposer à la cavalerie française ; elle fut culbutée et forcée dedisparaître du champ de bataille. Le brave général Letort,a vec les dragons de la seçonde division de la garde, après avoir^poussé la cavaierie de l’eniiemi, s’élança sur les flancs et lesderrières de huit masses d’infanterie qui formaient l’arrière-gardeennemie. Cette division brûlait d’égaler ce que les clievau-légers, les dragons et les grenadiers à cheval du général GuyotPaient fait la veille. Elle enveloppa de tous côtés ces masses,
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