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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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la grande roule, et arrivée à la hauteur de l'Epine-aux-Bois,ht un à gauche pour enlever ce qui sétait avancé sur le villageMarchais. Le général Bertrand, grand maréchal du palais,et le maréchal duc de Dantzick , à la tête de deux bataillonsde la vieille garde, marchèrent en avant sur le village et ledirent entre deux feux. Tout qui sy trouvait fut pris°U tué.

En moins dun quart-dheure, un profond silence succéda aubruit du canon et dune épouvantable fusillade. L'ennemi nechercha plus son salut que dans la fuite. Généraux, officiers,soldats, infanterie, cavalerie, artillerie, tout senfuit pêle-mêle.

A huit heures du soir, la nuit étant obscure, i! fallut prendreposition. L'empereur prit son quartier-général à la ferme deiEpine-aux-Bois.

Le général Michel de la garde a été blessé dune balle au bras.Notre perte sélève au plus à 1000 hommes tués ou blessés.Celle de l'ennemi est au moins de 8000 hommes tués ou prison-niers, on lui a pris beaucoup de cations et six drapeaux. CetteMémorable journée, qui confond lorgueil et la. jactance delennemi, a anéanti l'élite de larmée russe. Le quart de notrearmée na pas été engagé.

Le lendemain, 12, à () heures du matin, le duc de Trévise suivit lennemi sur la route de Château-Thierry . Lempereur,avec deux divisions de cavalerie de la garde et quelques batail-lons, se rendit à Vieuxmaisons, et de prit la route qui va droità Château-Thierry . Lennemi soutenait sa retraite avec 8 ba-taillons qui étaient arrivés tard la veille et qui navaient pasdonné. 11 les appuyait de quelques escadrons et de 3 pièces decanon. Arrivé au petit village des Cacquerets, il parut vouloirdéfendre la position qui est derrière le ruisseau et couvrir lechemin de Château-Thierry . Une compagnie de la vieille garde*e porta sur la petite Noue, culbuta les tirailleurs de lennemi,'lui fut poursuivi jusquà sa dernière position. Six bataillonsde la vieille garde à toute distance de déploiement occupaientht plaine, à cheval sur la grande route. Le général Nansouty,a vec les divisions de cavaierie des généraux Laferrière et De-vance, eut ordre de faire un mouvement à droite et de se porter'-titre Château-Thierry et larrière-garde ennemie. Ce mouve-ment fut exécuté avec autant dhabileté que dintrépklité. Lacavalerie ennemie se porta de tous les points sur sa gauche poursopposer à la cavalerie française ; elle fut culbutée et forcée dedisparaître du champ de bataille. Le brave général Letort,a vec les dragons de la seçonde division de la garde, après avoir^poussé la cavaierie de leniiemi, sélança sur les flancs et lesderrières de huit masses dinfanterie qui formaient larrière-gardeennemie. Cette division brûlait dégaler ce que les clievau-légers, les dragons et les grenadiers à cheval du général GuyotPaient fait la veille. Elle enveloppa de tous côtés ces masses,

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