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£e général, qui est un officier de distinction, fut blessé angenou: le colonel Ravier le remplaça. L’ennemi renouvelal’attaque Je 12, mais toujours infructueusement. Nos jeunesGroupes se sont couvertes de gloire. Ces deux journées ontcoûté à l’ennemi plus de 2000 hommes.
Le duc de Bellune ayant appris que l’ennemi avait passé à8ray, jugea convenable de faire couper le pont de Nogent , et seporta sur Nangis. Le duc de Reggio ordonna de faire sauterles ponts de Moutereau et de Melun , et se retira sur la rivièred’Yères .
Le 16, l’empereur est arrivé sur l’Yères , et a porté son quar-tier-général à Guignes.
Le soir de la bataille de Vauchamp (le 14), le duc de Ragusefit attaquer l’ennemi à 8 heures sur Etoges ; il lui a pris neufpièces de canon, et il a achevé la destruction de la divisionrusse : on a compté sur ce seul point du champ de bataille.1300 morts. Les succès obtenus à la bataille de Vauchampont été beaucoup plus considérables qu’on ne l’a annoncé.
L’exaspération des habitans de la campagne est à son comble.Les atrocités commises par les Cosaques surpassent tout cequ’on peut imaginer. Dans leur féroce ivresse, ils ont portéleurs attentats sur des femmes de 60 ans et sur de jeunes fillesde 12; ils ont ravagé et détruit les habitations. Les paysans,°e respirant que la vengeance, conduits par de vieux militairesréformés, et armés avec des fusils de l'ennemi ramassés sur lé-cha mp de bataille, battent les bois et fout main-basse sur toutce qu’ils rencontrent : on estime déjà à plus de 2000 hommesceux qu’ils ont pris ; ils en ont tué plusieurs centaines. LesRusses épouvantés se rendent à nos colonnes de prisonniers poury trouver un asyle. Les mêmes causes produiront les mêmeseffets dans tout l’empire ; et ces armées qui entraient, disaient-elles, sur notre territoire pour y porter la paix, le bonheur, lesSciences et les arts, y trouveront leur anéantissement.
Des lettres de l’armée écrites de Nangis, le 17 à midi, annon-cent que l’empereur, qui avait attaqué l'ennemi, avait dans ce•Moment en sou pouvoir 6000 prisonniers, parmi lesquels plu-sieurs généraux et grand nombre d’officiers, et 14 pièces decanon. S, M. poursuit ses succès.
Aujourd’hui à midi, 6000 prisonniers, faits hier matin auCombat de Naugis, entreront à Paris par la barrière de Cha-r enton.