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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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i-e général de division Gérard, officier de la plus haute espé-j^lee, déboucha au village de Morraant sur lennemi. Un bâ-illon du 32e régiment dinfanterie, toujours digue de son an-tenne' réputation, qui le fit distinguer, il y a vingt ans pare Wpereur aux batailles de Castiglione, entra dans le villagepas de charge. Le comte de Valiny, à la tète des dragons u général Treilhard venant dEspagne et qui arrivaient à lar-mée, tourna le village par sa gauche. Le comte Milhaud, avec5e corps de cavalerie, le tourna par sa droite. Le comte^rouant savança avec de nombreuses batteries. Dans un in-fant tout fut décidé. Les carrés formés par les divisions russes dirent enfoncés. Tout fut pris, généraux et officiers. Six*>ille prisonniers, dix mille fusils, seize pièces de canon etQuarante caissons sont tombés en notre pouvoir. Le généralVittgenstein a manqué dêtre pris. Il sest sauvé en toute hâte®ur Nogent. Il avait annoncé au sieur Billy, chez lequel il' 0 geait à Provins , quil serait le 18 à Paris . En retournant, ilsarrêta quun quart-dheure et eut la franchise de dire à sonhôte : Jai été bien battu ; deux de mes divisions ont été prises ;dans deux heures vous verrez les Français .

Le comte de Valmy se porta sur Provins avec le duc delleggio ; le duc de Tarente sur Donnemarie .

Le duc de Belluue marcha sur Vilîeneuve-le-Comte. Le gé-néral Wrede, avec ses deux divisions bavaroises, y était en po-rtion. Le général Gérard les attaqua et les mit en déroute.Les 8 ou 10 mille hommes qui composaient le corps bavaroispaient perdus, si le général Lhérilier qui commande une divi-sion de dragons, avait chargé comme il le devait; mais ce gé-néral, qui sest distingué dans tant doccasions, a manqué celle'lui soffrait à lui. Lempereur lui eii a fait témoigner son mé-contentement. Il ne la pas fait traduire à unconseil denquête,certain que, comme à Hoff en Prusse et à Znaim en Moravie ,il commandait le 10e régiment de cuirassiers, il méritera desdoges et réparera sa faute. ,

S, M. a témoigné sa satisfaction au comte de Valmy, au gé-néral Treilhard et à sa division, au général Gérard et à son corpsd'armée.

Lempereur a passé la nuit du 17 au 18 au château de Nangis.Le 18 à la pointe du jour, le général Château sest porté surMontereau . Le duc de Bel lune" devait y arriver le 17 au soir.

sest arrêté à Salins ; cest une faute grave. L'occupationdes ponts de Montereau aurait fait gagner à lempereur un jourd permis de prendre l'armée autrichienne en flagrant délit.

Le général Château arriva devant Montereau à 10 heures dun'atin ; mais dès 9 heures le général Bianclii, commandant leler corps autrichien, avait pris position avec deux divisionsa,1 trichiennes et la division wurtembergeoise, sur les hauteursÊI » avant de Montereau , couvrant les ponts et la ville. Le-Tome v. M M M M