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i-e général de division Gérard, officier de la plus haute espé-j^lee, déboucha au village de Morraant sur l’ennemi. Un bâ-illon du 32e régiment d’infanterie, toujours digue de son an-tenne' réputation, qui le fit distinguer, il y a vingt ans pare Wpereur aux batailles de Castiglione, entra dans le villagepas de charge. Le comte de Valiny, à la tète des dragons” u général Treilhard venant d’Espagne et qui arrivaient à l’ar-mée, tourna le village par sa gauche. Le comte Milhaud, avec5e corps de cavalerie, le tourna par sa droite. Le comte^rouant s’avança avec de nombreuses batteries. Dans un in-fant tout fut décidé. Les carrés formés par les divisions russes dirent enfoncés. Tout fut pris, généraux et officiers. Six*>ille prisonniers, dix mille fusils, seize pièces de canon etQuarante caissons sont tombés en notre pouvoir. Le général’Vittgenstein a manqué d’être pris. Il s’est sauvé en toute hâte®ur Nogent. Il avait annoncé au sieur Billy, chez lequel il' 0 geait à Provins , qu’il serait le 18 à Paris . En retournant, ils’arrêta qu’un quart-d’heure et eut la franchise de dire à sonhôte : “ J’ai été bien battu ; deux de mes divisions ont été prises ;dans deux heures vous verrez les Français .”
Le comte de Valmy se porta sur Provins avec le duc delleggio ; le duc de Tarente sur Donnemarie .
Le duc de Belluue marcha sur Vilîeneuve-le-Comte. Le gé-néral Wrede, avec ses deux divisions bavaroises, y était en po-rtion. Le général Gérard les attaqua et les mit en déroute.Les 8 ou 10 mille hommes qui composaient le corps bavaroispaient perdus, si le général Lhérilier qui commande une divi-sion de dragons, avait chargé comme il le devait; mais ce gé-néral, qui s’est distingué dans tant d’occasions, a manqué celle'lui s’offrait à lui. L’empereur lui eii a fait témoigner son mé-contentement. Il ne l’a pas fait traduire à unconseil d’enquête,certain que, comme à Hoff en Prusse et à Znaim en Moravie ,il commandait le 10e régiment de cuirassiers, il méritera desdoges et réparera sa faute. ,
S, M. a témoigné sa satisfaction au comte de Valmy, au gé-néral Treilhard et à sa division, au général Gérard et à son corpsd'armée.
L’empereur a passé la nuit du 17 au 18 au château de Nangis.Le 18 à la pointe du jour, le général Château s’est porté surMontereau . Le duc de Bel lune" devait y arriver le 17 au soir.
s’est arrêté à Salins ; c’est une faute grave. L'occupationdes ponts de Montereau aurait fait gagner à l’empereur un jourd permis de prendre l'armée autrichienne en flagrant délit.
Le général Château arriva devant Montereau à 10 heures dun'atin ; mais dès 9 heures le général Bianclii, commandant leler corps autrichien, avait pris position avec deux divisionsa,1 trichiennes et la division wurtembergeoise, sur les hauteursÊI » avant de Montereau , couvrant les ponts et la ville. Le gé-Tome v. M M M M