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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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pour se réunir aux débris du général Blucher. Le duc de Ragusetomberait sur son flanc gauche, sil sengageait de nouveau.

Soissons est une place à labri dun coup de main. Le géné-ral Witzingerode, à la tète de 4 à 5 mille hommes de troupeslégères, la somma de se rendre. Le général Rusca réponditcomme il le devait. Witzingerode mit ses douze pièces de ca-non en batterie : malheureusement le premier coup tua le géné-ral Rusca. Mille hommes de garde nationale étaient la seulegarnison quil y eût dans la place; ils sépouvantèrent, et len-nemi entra à Soissons , il commit toutes les horreurs imagina-bles. Les généraux qui se trouvaient dans la place, et qui de-vaient prendre le commandement à la mort du général Rusca,seront traduits à un conseil d'enquête ; car cette ville ne devaitpas être prise.

Le duc de Trévise a réoccupé Soissons le 19 et en a réorga-nisé la défense.

Le général Vincent écrit de Château-Thierry que 250 cou-reurs ennemis étant revenus à Fère en Tardenois, M. dArbaud-Missun sest porté contre eux avec 60 chevaux du 3e régimeutdes gardes dhonneur quil a réunis, et avec le secours des gardesnationaux des villages, il a battu ces coureurs, eu a tué plusieurset a chassé le reste.

Le général Milhaud a rencontré lennemi à Saint-Martin-le-Bosnay, sur la vieille route de Nogent à Troyes . Lennemiavait 800 chevaux environ. Il la tait attaquer par 300 hommesqui lont culbuté, lui ont fait 160 prisonniers, tué une vingtainedhommes et pris une centaine de chevaux. Il a poursuivi len-nemi et le poursuit encore lépée dans les reins

Le duc de Castiglione part de Lyon avec un corps darméeconsidérable, composé de troupes délite, pour se porter euFranche-Comté et en Suisse .

Le congrès de Châtillon continue toujours; mais lennemi yporte toute espèce dentraves. Les Cosaques arrêtent à chaquepas les courriers, et leur font faire des détours tels, que, quoi-quon ne soit quà 30 lieues de Châtillon en ligne droite, lescourriers narrivent quaprès quatre à cinq jours de course. Cestla première fois quon viole ainsi le droit des gens. Chez lesnations les moins civilisées, les courriers des ambassadeurs sontrespectes, et aucun empêchement nest mis aux communicationsdes négociateurs avec leur gouvernement.

Les habitans de Paris devaient sattendre aux plus grands mal-heurs, si lennemi, parvenant à leurs portes, ils lui eussent livréleur ville sans défense. Le pillage, la dévastation et lincendieauraient fini les destinées de cette belle capitale.

Le froid est extrêmement vif. Cette circonstance a été favo-rable à nos ennemis, puisquelle leur a permis dévacuer leurartillerie et leurs bagages par tous les chemins. Sans cela, plusde la moitié de leurs voitures seraient tombées en notre pouvoir.