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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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8 armés, équipés et exercés, on peut dire qu’il y a plusieurbinées sur les derrières de l'ennemi. Sa position ne peut quedevenir tous les jours plus dangereuse. On voit, par les rap-ports qu’ou a interceptés, que les réginaens de Cosaques , dontla force était de 250 hommes, en ont perdu plus que 120* sansdvoir été à aucune action, mais par la guerre que leur ont faiteles paysans.

Le duc de Castiglione manœuvre sur le Rhône , dans le dé-partement de l’Ain et dans la Franche-Comté . Les générauxLésaix et Marchand ont chassé l’ennemi de la Savoie . Quinze•uille hommes passent les Alpes pour venir renforcer le duc deCastiglione.

Le vice-roi a obtenu de grands

succès à Borghetto et a re-

poussé l’ennemi sur l’Adige .

Le général Grenier, parti de“ Plaisance le 2 Mars, a battul’ennemi sur Parme et l'a jeté au-delà <#u Tard.

Les troupes françaises qui occupaient Rome, Civita-Vecchia ,la Toscane, entrent en Piémont pour passer les Alpes .

L’exaspération des populations entières s’accroît chaque jourdans la proportion des atrocités que commettent ces hordes plusbarbares encore que leurs climats, qui déshonoreraient l’espècehumaine; et dont Fexisfenee militaire a pour mobile, au lieu del’honneur, le pillage et tous les crimes.

Le» conférences de Lusigny, pour la suspension d’armes, ouféchoué. Oit n’a pu s’arranger sur la ligne de démarcation. Ouétait d’accord sur les points d’occupation au nord et à l’est :Usais l’ettneUii a ; voulu, non-seulement étendre sa ligne sur laSaône et le Rhône, mais en envelopper la Savoie ; Oh a réponduà cette injuste prétention en proposant d’adopter pour cettePartie le statu guo, et de laisser le duc dé Castiglione et lecomte de Bubna se régler sur la ligne de leurs avant-postes.Lette proposition a été rejettée. Il a donc fallu renoncer àdie suspension d’armes de quinze jours, qui offrait plus , d’in-convéniens que d’avantages. L’empereur n’à pas cru d’ailleursavoir le droit de remettre dé nombreuses populations sous le■Pou» de fer dont elles avaient été’ délivrées; Il n’a pu consentirà abandonner' nos communications avec l’Italie que l’ennemiavait essayé tant rie fois et vainement d’intercepter, lorsque nosloupes n’étaient pas encore réunies.

Le teins a été constamment très-froid ; les bivouacs sont fortdurs dans cette saison; mais on en a ressenti également les souf-frances de part et d’autre. Il paraît même que les maladies "mnt des ravages dans l’armée ennemie, tandis qu’il y en a fortPeu dans la nôtre.

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