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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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dans le pouvoir même du gouvernement qui vous, opprime unobstacle insurmontable à la paix. Quel Français qui ne soit pasconvaincu de cette vérité.

“ Les souverains alliés cherchent de bonne foi une autoritésalutaire en France , qui puisse citer l’union de toutes lesnations et de tous les gouvernemens. C’est à la ville de Paris qu’il appartient, dans les circonstances actuelles, d 'accélérer lapaix du monde. Son vœu est attendu avec l’intérêt que doitinspirer un si immense résultat ; quelle se prononce, et dès cemoment, l’armée qui est devant ses murs devient le soutien deses décisions.

“ Parisiens , vous connaissez la situation de votre patrie, laconduite de Bordeaux, l’occupation amicale de Lyon , les mauxattirés sur la France et les dispositions véritables de vos conci-toyens : vous trouverez dans ces exemples le terme de la guerreétrangère et de la discorde civile; vous ne sauriez plus le cher-cher ailleurs.

“ La conservation et la tranquillité de votre ville, seront l’ob-jet des soins et des mesures que les alliés s’offrent de prendre avecles autorités et les notables qui jouissent le plus de l’estimepublique : aucun logement militaire ne pesera sur la capitale.

“ C’est dans ces sentimens que Y Europe en armes devant vosniurs s’adresse à vous. Ilâtez-vous de répondre à la confiancequ’elle met dans votre amour pour la patrie et dans votre sa-ïesse.”

(Signé) Le commandant en chef des armées alliées,

Maréchal prince de Schwarzenberg.

2 Avril, 1814.

Paris , le 1er Avril.

DÉCLARATION.

Les armées des puissances alliées ont occupé la capitale dela France . Les souverains alliés accueillent le vœu de la nationfrançaise.

Ils déclarent :

Que si les condition* de la paix devaient renfermer de plusfortes garanties lorsqu’il s’agissait d’enchaîner l’ambition de go-"aparte, elles doivent être plus favorables, lorsque par un retourv «rs un gouvernement sage, la France elle-même offrira l'assu-rance de ce repos.

Les souverains alliés proclament en conséquence :

Qu’ils ne traiteront plus avec Napoléon Bona-parte NI AUCUN DE SA FAMILLE ;

Qu’ils respectent l'intégrité de l’ancienne France , telle qu’elle* existé sous ses rois légitimes ; ils peuvent même faire plus,tome r, fPf P