toutes les directions qui seront données par lui, que nulle hési-tation n’accompagnera leurs démarches, et qu’ils sentiront qu’iln’y a qu’une conduite franche, ouverte et loyale qui puisse lesmaintenir dans une bonne et honorable situation. Ayant depuislong-tems appris à estimer, comme je le dois, leur mérite etleur capacité, je me plais à croire qu’une si grande et si impor-tante circonstance ne les trouvera pas au-dessous d’eux-raêmes,et qu’ils sentiront qu’il n’en est point où la patrie ait plus dedroits décompter sur eux, ni qui leur assure aussi plus de droitsà sa reconnaissance.
Je n’ai pas besoin, sans doute, de leur dire que je me reposesur eux du soin d'inspirer à toutes les personnes sous leurs ordresles sentimens dont ils sont animés eux-mêmes.
Agréez, Messieurs, l’assurance de ma parfaite considération.
Le préfet de police, Pasquiek.
6 Avril, 1814.
ACTES DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE.
Le gouvernement provisoire, apprenant avec douleur que desobstacles ont été mis au retour du Pape dans ses états, et dé-plorant cette continuation d’outrages dont on abreuve depuis silong-tems le chef courageux que l’église redemande, ordonne quetout empêchement à son voyage cesse à l’instant, et qu’on luirende dans sa route les honneurs qui lui sont dus.
Les autorités civiles et militaires sont chargées de l’exécutiondu présent décret.
Donné à Paris , le 2 Avril, 1814,
(Signé) Le prince de Bénèvent. ,
Le duc de Dalberg.
Le général comte Beurnonviule.François de Jàucourt .
L’Abbé de Montesquiou.
Par le gouvernement provisoire,
Dupont (de Nemours), secrétaire.
Le «ouvcrnenient provisoire, considérant combien il a étéodieux en soi, et contraire aux conventions qui ont précédé ledépart de S. M. le roi d’Espagne, de retenir à Perpignan sonfrère l’Infant D. Carlos, ordonne que ce prince soit reconduitle plus promptement possible, et avec tous les honneurs dus àson rang, jusqu’au premier poste espagnol .
TOME v. R R R R