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Tome second.
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LE GAMIN DE PARIS . 1G5

""Dp jeune confrère en littérature, donne a chacun la place qui lui convient, plus!j lste en ceci que tous les journalistes du monde. Un jour, chez M. de Chateaubriand,'"'nve tout essoufflé, dans son empressement de voir de près ce grand homme po-D’*l.tite, qui a prédit le premier cet aigle de 1814 volant de tour en tour jusqu’aux" rs de, Notre-Dame : le jeune homme avait franchi d’un bond cette longue rue,

1,1 sommet do celle haute montagne où se tenait alors le grand poêle ; il arrive, il! ll '° u veen présence de M.de Chateaubriand , il est ébloui comme s’il eût vu l’em-l’ e ieur Napoléon en personne, il se trouble tout a lait, lui qui ne se trouble de rien.

( | ^° ns >eur, dit-il, c’est une épreuve que je vousapporte. » En même temps il cher-1 s °" épreuve : dans ses poches de derrière étaient contenus des articles deC ' u fs et des romans de M.I’aul de Iiock; dans ses poches de côté gémissait une"oPdic classique ; sous ses deux bras était empilé un drame romantique à-côlé d’un(, evdle de M. Scribe ; sa casquette même était remplie de prose et de vers : mais l'a,b ' ns ce pêle-mêle médiocre des écrits de chaque jour, la prose de M. de Clmteau-'and ne se trouvait pas, l’enfant était désolé et sur son beau visage se peignait le^"S'in le plus profond. « Allons, allons! lui dit M. de Chateaubriand, c’est un petit""Hieur, tu l’auras perdue en chemin. » A ces mots toute la présence d’esprit revintI Samin. « La voilà ! la voilà! monseigneur, s’écria-t-il. » En même temps il retiraita bonne feuille qu’il avait placée sur son cœur, pour qu’elle ne fût pas confondue,* l| " e 1,11 instant, avec celte prose et ces vers de pacotille. M. de Chateaubriand futs Duché de ce naïf et sincère hommage qu’il ne l’a jamais été de toutes les^'anges que lui adresse l’Europe . Il lendit sa main à l’enfant, qui la baisa. Que vou-,~ V,)|,S • * e gamin de Paris est habitué depuis longtemps, à loucher de près cottep. '5 e Populaire. Le dernier jour de la révolution de juillet, quand le gamin deJ " s revenait du Louvre, sans avoir touché aux richesses entassées là, ce fut luidécouvrit, parmi les pavés soulevés comme le peuple, ce grand poète royalistejl c *' r étien qui allait savoir des nouvelles de son roi ; aussitôt le gamin cria : Vivat !e "'P"rta en triomphe ce noble vaincu. On crut, à ces cris inattendus, que c’était le1 de la révolution de juillet qui passait, c’était encore mieux que cela.

I esl surtout dans ces jours de révolution, oii toutes choses sont bouleversées, quey*»»" de Paris se montre tout grouillant, tout animé, tout enflammé par la re-nié 6 ’ a * ors ne co,1,,a 'l (dus ni frein, ni Dieu , ni lois, ni maître, ni père, niW ° ’• v ' e,,x levain de la Ligue, des Barricades, de 89 , de -1814, de 1850, se ré-i oi > Sl l ’d 11 ' 0 " dirait que c’est toujours le même gamin qui agite la ville depuis lebaramond. L’odeur de la poudre enivre cet enfant, et il devient fou de joie rienplu* 1 eu ^ eiu l |e ' e canon bondir. 11 est naturellement du parti le plus faible contre leS ^"'1 : du parti sans armes contre le parti qui est armé. A des coups de fusil ilJZ* bravement par des coups de pierres; il affronte la mitraille tout comme unx soldat. Qu’il vienne à perdre sa casquette dans la mêlée, il ira rechercher saso "s le galop des chevaux, tant il a peur d’être grondé par sa mère ! C’est, "'domptable et un indomplé petit drôle qui opère des prodiges ; il se glisse à^ v °' s les bataillons armés, il monte en croupe derrière les cavaliers au galop;""o Un démon invisible, il esf à cheval sur les canons qui roulent d’une l'a<;an