LE GAMIN DK PA 111 S.
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‘I' v.iih ie petit pouilleux de Murillo, le elicl'-d’alivre du Louvre; et vous pensezSl lo gamin de Paris doit être lier quand il se dit (pic ni les vierges, ni les têtes de
ni les Vénus du Titien , ni les gentilshommes de Wan Diclt, dans toute
! Mlr magnificence, ne sont comparables au gamin de Murillo. C’est encore et lou-l°uis I histoire des lys de Salomou.
, dls > de toutes les parties de la ville, celle, je crois, que le gamin de Paris con-Iip'^ 0 m ' eux > ce sont les bords de la rivière. Sur les bords de la Seine , le gamin est'''eux comme le poisson dans l’eau: il vous dira les fonds et les bas-fonds; en tel1 r oit on a pied, plus loin il y a un creux, un peu plus loin c’est du sable. 11
( l 1 e effrontément dans tous les bateaux de blanchisseuses, sans peur du battoir;
toutes les parties de pèche, et il ne se prend pas un goujon sans sa permis-ses lnim< ^’ ale ' Quand vient l’été, le gendarme a beau menacer le gamin de prendrePa •' a * ) ' tS * >0Ur ^ orccl a f‘ ,rc vêtu plus décemment quand il nage, le gamin de1,s fait la nique au gendarme ; et d’ailleurs ils sont bien ensemble, ils se comprcn-, ’ '' s s’aiment. Et puis comment prendre les habits du gamin? il n’en a pas! Il
I , ' a 'fonc tout nu, et les mains derrière le dos, à la façon de l’empereur, sur toutesl fi S *' es ( ' e la Seine . Quand la rivière est gelée, le gamin glisse sur ces mêmes eaux dans( , e S ^ Ue " es il nageait. Quelquefois il veut savoir ce qu’il y a là-bas, au bout de toutein ? aU ’ C * , ' ans I e premier bateau qui passe il grimpe. Il va ainsi jusqu’à lîouen ,p i" au Havre, jusqu’à la mer. Une fois à la mer, il se fait matelot, et le voilà qui partJ-'- Grandes-Indes. Bon voyage ! Cependant dans son quartier on l’appelle pendantJ°"rs, sa mère le pleure, puis elle se console en faisant un autre gamin de Paris .I ' dl 'f'I plus haut que le gamin de Paris avait le visage et la tournure d’un gcnlil-ave' n ' e ’ < l Ue * f l" e fois aussi il en a les manières; car en lin il est élevé en compagnieC c * a Sriseltc, cette grande dame perdue au milieu du peuple parisien. Avec les( *’"n gentilhomme, il en a souvent les goûts élevés : il aime les chevaux , les"itn S Vo ’ t,,res ) ,a musique, les spectacles, les promenades, les belles livrées; il|ia s ! * ant ' a 'ivrdo qu’il ne la portera jamais. Appelez-le polisson, il ne se fâchera^ a Ppelez-le laquais, il vous recevra à grands coups de poing.
"ou ^° Urs ( f e fêtes publiques étaient autrefois ses grands jours. A chaque vicloirep a ij e *fê on lui jetait des dragées par la tête, on l’accablait de cervelas à l’ail et dede *. S c ^ e quatre livres; pour lui, en guise d’eau, les fontaines vomissaient des (lotsla i, !" ’ f lour seul brillaient ces feux d’artifice dans les airs ; il était, même avant^s'ande armée, le roi de ces fêtes consacrées par l'histoire. Et en effet, avec quoiPosait la garde impériale, sinon de gamins de Paris ?
as ! aujourd’hui notre pauvre héros a perdu une grande partie de ses joies.Va 'n prétexte d’une bienfaisance mieux entendue, on a supprimé les dra-
l°Uri ^ VU1 l * es f° n faines, les pains de quatre livres et les saucissons à l’ail. O dou-al| ep ° n a n 'ôme supprimé les représentations gratis, et notre gamin ne peut plus$e|| e * ,lx Premières loges, et ne peut plus siffler, selon son bon plaisir, mademoi-( M ilil i( , a,s M. Talma. Grande imprudence que la révolution a commise! elle a
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> se souviendra de cet ouh