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Tome second.
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''set coutumes de ses aïeux, il prétend à tort ou h raison que son lils soit, commeUl j élevé au foyer paternel. 11 s’est muni d'un précepteur fraîchement débarqué^miliaire, et portant des certificats de bonne conduite. Madame l’a examiné desPieds jusqu’à la tête, s’est informée de son âge, de ses goûts ; son extérieur est pas-Su ^e, et, plus heureux que La Mennais, si outrageusement rebuté par la (1ère Tory,* în P a| eille circonstance, notre homme de lettres est retenu au grand rabais. Car,a 0,ls -nous de le dire a la louange du précepteur, ses intérêts pécuniaires le tou-10111 peu ; l’avarice est assurément son moindre défaut. « Ce qu’il vous plaira, etValre amitié , dont je me trouverai toujours trop honoré. » Peut-on demander dej ,s modestes appointements. Parlant, le contrat est bientôt passé, tout se fait ver-sement : le précepteur est engagé, c'est une affaire convenue. Pour les habitantsu c liàleau, il y a un tout petit événement dans l’apparition d’un précepteur ; mais,HlUr lui commence une torture qui doit durer plusieurs semaines. C’est le premier'lUurt d’heure d’un drame héroï-comique.

' °us venez passer six mois à la campagne de votre ami, et vous arrivez justementIniques jours après l’installation du précepteur. C’est l’heure du dîner, la cloche aSü| mé, tout le monde est à table, excepté le précepteur et son élève. Averti de laP |c ‘sence d’un étranger, il a vite cessé sa classe, dépouillé ses bras des fausses ntan-os qui garantissent son unique redingote, et ouvert sa Civilité. La Civilité!... Oh,

> n est son étude de chaque jour ; c’est son code , sa règle de conduite , son ma-b as in belles choses. 11 réfléchit a la manière de se présenter ; il s’étudie, combinee Positions, mille tours de phrases. 11 retarde autant qu’il peut le moment doI «ntre, car il redoute singulièrement les ligures nouvelles. Cependant son élèveuftciHl, i e p resse j le laquais, de sa voix la plus grosse, lui fait entendre le redou-ses 6 C eU servi ' ^ aut l )ai ’ tlr - H arrive a la salle a manger ; son sang se lige dansH Veilles , il ouvre enfin par un mouvement convulsif, et pousse son élève en avant,i Par “ ît «nsuile, encore pâle et tout tremblant, fait, dès la porte, un premier salutnitti a lei re ’ ,,n secolu l même nature vers le milieu de sa route, et puis ung| e C ’ a PP u Y® sur le dossier de sa chaise : trois temps bien accentués, selon larè-^His' S avauce vers vous j vous souhaite le bonjour, et vous demande comment vousportez j il croit que c’est d’urgence. Faites-lui la grâce de ne pas lui rire au nez.v ous aCCUei ' lez l’élève comme uue nouveauté ; vous l’embrassez, vous le caressez,,|, Us S ' e complimentez sur sa bonne mine, bref, vous n’oubliez aucun des petits riensv S® e| i pareille occasion. Pour le précepteur, il a perdu son temps et sa peine;!,■ " aVCZ P 0lllt ’epondu ;i sessaluts de cérémonie; vous êtes resté indifférent et muet

gestions de santé, c’est tout naturel, le bon ton l’exige : un précepteur! c’est-à-

lu 'e un

Lada

mtrus, danslepalaisduseigneurvotre ami. Fi des manants!

le ^ aaaine <le la maison, désireuse de faire remarquer le précepteur de son lils, et pourS(1 fC<ir a P r °éuirc un échantillon de son esprit, lui adresse des reproches aimablesü 8011 'dard. Le précepteur rougit pour toute réponse ; s’il lui arrive de hasarderdie ,^ Uas °> Il a liesoin de tout son savoir, il appelle a lui toute son énergie pour l’a-ser' er ’ lui laites pas de questions, vous le mettrez en peine, et votre curiosité nel ,a yée que d’un oui ou d’un non prononcé bien bas.