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Tome second.
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'•Ngcs, quand il peut trouver l’occasion de rompre une lance avec un partisan de laNouvelle école. Pour le coup, vous ne le démonterez pas. 11 déploiera toutes ses res-sources pour tomber a bras raccourci sur le romantisme. Dans quel enthousiasme■I s’écrie qu'il n’a jamais pu comprendre Victor Hugo ; que Janin n’est qu’un beaudiseur, Alexandre Dumas un libertin littéraire, et Lamartine un farceur! Avec quel'ôr béat il jette de la boue a pleines mains au visage de leurs adeptes. Le nom deforges Sand ne sort de sa bouche qu’avec des flots d'imprécations ; La Mennaises t’asesyeux un véritable antéchrisl, un homme envoyé pour bouleverser le monde.

Depuis que les commis et les clercs de notaires peuvent acheter des diplômes , lel’i'ecepieur n'en veut plus : son antipathie et sa répugnance pour la feuille de par-c * le min à 82 francs sont bien formelles. Il a déclaré une guerre h mort aux profes-Se urs diplômés, patentés , licenciés ; il a voué toute sa haine a leurs institutions , etdirige ses efforts vers leur ruine. 11 vit et meurt indépendant de toutes les académies.

Ne l’admirez-vous pas se promenant dans les rues avec son élève au bras, pourfaire croire que c’est son neveu, son cousin ou quelqu'un des siens? Vient-il a voirdéliler une bande de collégiens , son cœur se gonfle ; il se dresse de toute sa hauteur,et a l’air de dire : Pauvres pédagogues, que vous me faites pitié! et vous, jeunesgens, victimes malheureuses d’une funeste éducation, que votre sort est h plaindre !Vous grandissez comme des esclaves ou des prisonniers parqués entre quatre murs,au milieu d’une effrayante démoralisation ! Son élève , au contraire , les dévore de

I œil, lui, ces charmants écoliers, avec leur air lutin, leur habit uniforme, ces palmes,ces lyr es et ces boutons emblématiques.

Vous dirai-je les amours du précepteur?... Décidément ce malheureux est né sousNne mauvaise étoile : et vous conviendrez avec moi que celui de qui relèvent les des-l 'nées humaines, aurait dû rayer de ses largesses, à l’égard du précepteur, le donfatal d’aimer. Mais, hélas! il en a ordonné autrement. Sous cet extérieur raboteux sec acbe un cœur sensible et tendre ; sous cette enveloppe de candeur et d’innocence' lr ùle un feu dévorant. Longtemps sevré des séductions et des plaisirs du monde ,

* ex -séminariste s’élance avec impétuosité dans les sentiers atlrayants de l’amour.

Cependant, où va-t-il? vers qui montent ses aspirations? quelle est donc la dame( |e ses pensées? Ici, pleurons sur son sort, un dieu l’a voué il la plus aveug'e fala-c’est le comble de la dérision!... une atroce parodie du supplice de Tantale!D’objet des amours du précepteur est toujours une blonde et jolie châtelaine dejiuinzeà seize ans , a qui il donne des leçons de botanique et d’histoire. Il ne lui a•famais fait de déclaration , il se contente d’aimer, sans savoir s’il est payé de retour.Ses entours, du reste, sont excessivement platoniques : en adorant la beauté , c est'* fa vertu qu’il rend ses hommages. A l’époque de ses folles amours, époque qui

II es t pas la moins critique de sa vie, le précepteur devient sombre et mélancolique.11 met alors toute sa joie et sa félicité a aller mystérieusement, le soir, soupirer sousles fenêtres de sa Julie ; il s’adonne à la chasse, n’aime plus que les bois et lesl,p uyèrcs. Au lever du soleil, on l’entend pleurer sous le feuillage, avec le rossignol.

trouve sous son chevet, dans ses poches et sur sa table , les lettres d’Iléloïs# etôbeilard, ou la Jérusalem délivrée. Il ne se nourrit plus que de romans; aussi dé-