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LA CANTATRICE DE SALON.
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Il y en a même qui regarderaient volontiers la musique à Paris comme une affaire d'état.
J.-J. Rousseau.
aius est la patrie des cantatrices de salon ; il n’y aque la qu’elles existent dans toute leur splendeur.— Il n’y a que la qu’une femme fasse de son salonun théâtre, et d’elle-même une comédienne. Lesfemmes du monde, a Paris , ont soif de représentationet de notoriété publique. Et foulant aux pieds lacouronne impériale de leur modeste dignité fémi-nine, elles courent toutes blanches, toutes fraîchesgsj et toutes parées, avec leurs bras nus et leurs poi-trines découvertes, leurs guirlandes de fleurs etau rs ceintures d’or, leurs robes de dentelle et leurs écharpes de gaze, se livrerPublic dans l’arène , et lutter, avec cette bête sauvage, la critique, devant trois1 *e spectateurs.
, Dans ce siècle où tout le monde a une mission, où le poète est persécuté, lej le méconnu, la femme incomprise, ces dames ont la mission de chanter. A'l 11 ' aime ef a la femme qui souffre (canonisées par tous nos poètesI^Puis fort longtemps, et surtout depuis 1850), vient se joindre, pour complétertr >nité, la femme qui chante.
11 .
La femme qui chaule est sacrée,La femme qui chante est bénie I
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