1/ INVALIDE.
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'"’" s XIV y est partout; sa statue équestre surmonle le portail principal; les quatrenations vaincues par ses généraux se tordent aux angles de la façade ; les fresques desquatre réfectoires représentent les batailles gagnées par ses armées. Napoléon n’aPour lui qu’une épreuve en plâtre de la statue de la place Vendôme , et une peintureIngres placée dans la bibliothèque. Mais si la mémoire de l’Empereur n’est pointoonservée en ces lieux par des monuments, elle est dans tous les cœurs, et cela vautmieux.
Il est vrai que les invalides doivent beaucoup a Napoléon , le plus grand fabricateurestropiés des temps modernes. Depuis son règne, ils sont traités comme desPftnces, et plus heureux que des princes, car ils sont a l’abri des révolutions. La do-tation de 1,800,000 francs qu’il leur avait constituée a cessé de leur appartenir,tttais il s 0I1 t ] eur q UO te part du budget. Leur grand conseil administratif et leur état-lr| a.ior se composent de personnes honorées et dignes de l’être. 11 leur est alloué uneP a, e de trois francs par mois (les anciens disent trois livres), a la charge de donner1111 sou par barbe au perruquier qui les rase. Leurs tables sont garnies deux foisPar jour, à dix heures et a quatre heures, de soupes succulentes et de ragoûts habile-lrie,| t assaisonnés. L’ordinaire est de deux plats pour les soldats, de trois pour les"Ifieiors. Le maigre exclusif est inconnu dans l’IIôtel, même le vendredi saint.’ e oienu de chaque mois, dressé par l’état-major, signé par le maréchal gouverneur,affiché dans les réfectoires et soumis à la censure des intéressés. Sitôt que le tam-K) Ur a donné le signal du repas, un cliquetis de casseroles ébranle les cuisines ; de gran-ds flammes s’élancent des fourneaux, et projettent de rougeâtres clartés sur le cuivre'l® s chaudières. L’argenterie des officiers, présent de l’impératrice Marie-Louise, sortPropre et luisante de son armoire. Des légions de cuisiniers, de marmitons, de gar-ons de tables, entassent les mets sur des brancards, sur des camions, et les portent oules v °iturent jusqu’à la salle du festin
Exercent-ils des métiers hors de l’Hôtel, sont-ils concierges par eux-mêmes ou parUrs femmes, les invalides, pourvu que leur conduite soit régulière, obtiennent ai-dent la faculté d’emporter leurs rations quotidiennes, et de les partager avec leurs""Iles. La discipline a laquelle ils obéissent est d’une élasticité commode. Être pré-Se nts a l’appel a neuf heures du soir, quand ils n’ont pas l’autorisation de découcher,ass ister en bonne tenue a l’inspection mensuelle, s’armer de leurs sabres quand ils*° IU 'le service, voila il peu près tout ce qu’on exige d’eux. Ils se lèvent, rentrent, sor-11 1) vont et viennent à volonté. On en rencontre dans tous les coins de Paris , appuyésSUr leur canne, ou la portant suspendue a la boutonnière, sans compter ceux qu’oneiïl Pl°ie a surveiller les plâtras et a garder les pavés : faibles défenseurs plus impo-Sa,Us Parce qu’ils furent que par ce qu’ils sont.
, ure a prétendu que l’architecte de Louis XIV avait réservé de vastes sallesa ^®l' ll -~n | ajor, et logé les invalides dans les combles ; mais Dulaure n’était point tenuimpartial a l’endroit des œuvres de la monarchie absolue. Que les chambres, "'valides ne soient ni lambrissées, ni tapissées, ni plafonnées, qu’elles ressemblent'|, C(, Hes des auberges de village, conccdo ; mais la plus grande propreté y règne :
Pt la lumière y circulent librement ; les murs sont peints en jaune a la colle et