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Tome second.
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LE RI1ET0RICIEN.

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Par la visite (lu procureur du roi de l'arrondissement, honnête magistrat,•inipar vaincre l'antipathie de mon cousin pour les hommes de rohe, enl’histoire de ses campagnes avec une longanimité tout à lait judiciaire.

La conversation roula d’abord sur les affaires et les caquets de la petitel‘"is M. le procureur du roi, qui tenait peut-®tre a s’attirer une invitation pour le granddîner du lendemain, pria mon cousin de nousraconter une de ces histoires qu’il narraittoujours avec un intérêt si rempli de char-ges.

“ Avec plaisir, dit le colonel, qui accordaittoujours ces sortes de demandes avec empres-sement. Je vais vous en dire une. Ici le

eolonel se mit a cligner de l’œil avec un air

uarquois. C'est un peu vert, mais bah!

v °us avez été jeune tout comme un autre,

Monsieur le magistrat, et Charles n’est plusUn enfant. — N’est-ce pas que tu n’es plus”n enfant? »

qui avaitsubissant

ville ; et

•le répondis à celte moquerie du grognardPer un coup d’œil assez dédaigneux : le calme et la confiance étaient complètementUelablis dans mon esprit.

“C’était en Espagne , au mois de septembre J 8-1-1, nous dit-il ensuite; j’avais'dors vingt-quatre ans ; le 8 e régiment de chasseurs, dans lequel je servais comme'toutenant, tenait garnison à Orihuella, fameuse garnison, où nous ne buvions quedu vin de Xérès, et ne fumions que de véritables cigares de Cuba : et quelles fem-toes, grands dieux! des femmes avec des yeux de feu , des corps de fer, maniant lePoignard avec autant d’agilité que les castagnettes. J’aurais pu tout comme un au-tr e courir les bonnes fortunes, mais j’étais trop amoureux d’une petite fille appelée

Goniola. »

Ici mon cousin fit une pause comme pour recueillir ses souvenirs. Moi, la tète danstos deux mains, ayant l’air de prêter une attention profonde au narrateur, je neinitiais pas des yeux mon fatal bouquet, frémissant de tout mon corps a chaque'Mouvement de mon cousin, car ils n’étaient séparés que par la largeur de cette pe-l 'to table.

" La manière dont je fis connaissance avec Geniola, poursuivit le colonel, est assezs,n gulière pour mériter de vous être rapportée. Dans une expédition pour venger latoort de quelques-uns de nos soldats assassinés pendant la nuit dans un village anda-tous, je fus chargé, a la fin de l’affaire, démettre la dernière main a l’œuvre, en allantsabrer tout ce qui restait d’habitants. J'entrai au galop dans le village à la tête de monPdoton. Au milieu de la rue, restait seule et debout, une belle jeune fille : je la voisencore, l’œil étincelant, le visage enflammé, les cheveux épars : le eadavred’un hommeelait h ses pieds. —A toi, Français du diable! me cria-t-elle en m’ajuslanf, quand