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Tome second.
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L’HERBORÏSTE.

omjue ou plante, moitié commerçant, moitié végétal,sublime échantillon de la nalure morte, branche pa-rasite, qui croît et se multiplie dans le sens inversede son importance ; l’herboriste est le gui, sacré jadis,aujourd’hui profane, qui résiste à la serpe de laFaculté , et parviendra bientôt a étouffer l’arbre delàscience qui l’abrite, le soutient et lui délivre un di-plôme de végétation. Trop, ou trop peu; plus quel’épicier, pas autant que le pharmacien, la naturelui a créé une position mixte entre les deux règnes;la société, un sanctuaire a égale distance de la boutique et de la pharmacie.

I ^ autres ont le droitde vivre, l’herboriste végète! 11 séjourne éternellement parmis Plantes, mais il n’herborise jamais.

Amoureux du sol comme un frêle arbuste, il verdoie, fleurit, se dessèche et s’éf-® u 'He, selon la saison; il est hygrométrique ; il s’accommode au tempérament desP'aiites; il connaît leur naturel, leur hygiène, les lois qui président a leur conserva-• la sienne ne vient qu’après ; sa vie se passe a dessécher, contuser, épister,c °hcasser et tamiser le détritus de tous les végétaux du globe; il sait tout ce qu’onPeut savoir en fait de drogues simples, et on prétend que son imagination ne va pas1,11 delà. Ange conservateur de la bourrache et du romarin, de la guimauve et des'lUatre fleurs, à lui laçasse, le séné, la rhubarbe et le jalap, le bouillon-blanc et la° Se de Provins , le mouron d’oiseau et la graine de moutarde... noire. Son existencees ^ Problématique, il le sait; contestée comme celle de la licorne, il la prend pourens °igne. On ne croit plus à ses infusions, mais elles ont cours; on croit a tant del(l! >es i]ui n’en ont aucun dans le monde! L’herboriste est croyant, le pharmacien

V. ‘

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