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Tome second.
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LE COM POSITEU H TYPOGRAPHE.

réception de l'épreuveau passage en question, un éclair subit traversa la tête deMalherbe. 11 fit de Rosette deux mots séparés, remplaça IV capitale par un r bas decasse, et l’on mit en deux admirables vers :

lit rose , elle a vécu ce que vivent les roses,L'espace d’un matin.

Il y a une grande irrégularité dans la distribution des compositeurs sur le sol «leParis. Du côté de la rive droite de la Seine se font tous les journaux et les forts ou-vrages. Les imprimeries sont nombreuses et les compositeurs florissants. Les jour-nalistes (non les rédacteurs, mais les compositeurs d’un journal), dont le gain estlixe et assez considérable, prennent vis-à-vis de leurs confrères de la rive gauche,tristes labeuriers dont l’existence est précaire et le dîner problématique, cet aird’insolente compassion avec lequel le chêne parlait au roseau. Généralement,comme profession libérale, la typographie est tombée tout à fait. Le temps est loi* 1où des chefs-d’œuvre immaculés sortaient des presses des Aides, des Estiennes, desElzevirs ! On ne voit plus les maîtres imprimeurs, armés d’une loupe, vérifierlettre à lettre la correction des épreuves. Comme toutes les autres branches del’art, comme la littérature même, aujourd’hui la typographie est un métier , et riende plus.

Le compositeur est pour le progrès en tout et partout. Il a été de chacune des reli-gions nouvelles qui ont essayé de reconquérir notre foi lasse de tout, même de sapauvre sœur, l’Espérance. On l’a vu successivement saint-simonien , fouriériste, châ-teliste, etc. Un certain nombre se traîne pourtant encore dans l’ornière usée de l’écolevoltairieune, et s’attaque, eu don Quichotles, à des chosesqui n’existent plus. Pour lascience, le typographe est de force à vous démontrer avec grand renfort d'argu-ments que l'obscurité provient principalement de l'absence de la lumière. Eu polit'"que, il marche avec l’extrême gauche et la dépasse trop souvent. M. de Cormeniu,M. Mauguin, M. de Lamennais, voilà ses .apôtres. Lui qui assiste et coopère a l afabrication des journaux de toute couleur, lui qui a observé des manœuvres decorruption , quia vu des transfuges et des renégats de tout parti, il doit apprécierun peu la moralité des gens du pouvoir. 11 sait ce que valent ces personnages tares ,ces hommes-chiffres, ces valets titrés, ces incorruptibles consciences dont quelque p al 1il existe un tableau synoptique avec les prix coùrants en regard. Un tel spectacle l’i 1 '"rite, et nous avons dit que déjà il croyait avoir à se plaindre de la société. Sa tête semonte. Comme il est de sa nature très-expansif, très-liant, très-porté à se réunir à descamarades, il se trouve faire partie de sociétés plus ou moins bachiques, plus«* umoins lyriques ostensiblement, et secrètement plus ou moins révolutionnaires-Fêté d’abord en qualité à’aimable visiteur, il ne tarde pas à devenir membre u>"fluent. Là les opinions fermentent d’autant plus qu’elles sont plus comprimées. Leschants et le vin chargé de litharge montent au cerveau ; l’orgueil que donne n ucompositeur sa demi-érudition , sa supériorité intellectuelle, la fascination d un e