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Tome second.
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LU COMPOSITEUR TYPOGRAPHE.

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uuloriLé quelconque dont on l'éblouit, achève de lui renverser lesidées, et malheureusement on le retrouve parfois jouant a l'émeute devant les boutiques fer-mées, donnant un spectacle aux oisifs, occasionnant d'interminables corvées auMalheureux tourlourou, seule véritable victime; tandis que l’arbitraire se frotte lesMains et se mel à table en pensant a tout ce que cela va lui rapporter.

Lorsqu’ils ont secoué la poussière de l'atelier, certains compositeurs s’habillentassez bien ; il y en a même qui affichent des prétentions il la fashion. Mais vous'es reconnaîtrez sûrement à la liberté de leurs manières, de leur démarche, de'enr langage. Quelque soignée que soit la mise du compositeur, il y a toujoursMi petit bout d’oreille qui passe, quelque chose qui cloche, qui jure, qui gri-Mace, qui rompt l’harmonie, qui écorche le regard, qui fait deviner l’ouvriersous les habits du lion : par exemple, un mauvais chapeau sur une chevelure bienfrisée, un jabot et une cravate sale, des bottes luisantes au bout d’un pantaloncrotté, un lorgnon et pas de gants, un luxe enlin qui vous rappelle malgré vouscelui de Robert Macaire. Il néglige quelquefois de se laver les mains: alors desMots entiers qui s’y trouvent imprimés le trahissent. Sa conversation se débar-rasse difficilement de certaines expressions suspectes, ayant une mauvaise odeurd’argot. Son allure retient toujours un peu de ce dandinement, de ce frétillement,de ce jeu des hanches qui caractérisent l’espèce de pyrrhique appelée cancan.Observez les passants dans une rue : ceux-ci ont les yeux a terre, ils soirgent aupassé; ces autres regardent devant eux , ils s’occupent du présent; quelques-uns ont'a prunelle tournée en haut, ils rêvent de l’avenir. Le compositeur est parmi cesderniers. Son pied ne se détache pas franchement de la terre : ses mouvements delocomotion s’exécutent en zig zag. U décrit des méandres plus compliqués que ceuxdeM. Léon Gozlan . 11 semble ne pas connaître cet axiome, que la ligne droite est'e plus court chemin d’un point à un autre. Dans sa route, il s’arrête aussi souventqu’un omnibus, ou que le cabriolet d’un éligible qui va solliciter des votes. Vous lesurprendrez à causer avec des amis, vous le verrez flâner devant les choses d’art,devant Susse et Giroux, a l’étalage d’Aubert et des marchands de gravures du bou-levard. Un de ses plus doux plaisirs est de parcourir les quais en examinant la scienceuf la littérature qui se hérissent, en forme de bouquins, sur les parapets. Le grandnombre quitte rarement la blouse et le bonnet ou la toque, toujours d’une forme peuusitée. Joignez a cela des cheveux longs, ébouriffés, une barbe moyen âge, de for-Midables moustaches, une pipe de terre bien culottée, et vous aurez le véritablec °stume du typographe.

Le vice qu’on reproche le plus au compositeur, c’est sa soif toujours ardente etPresque inextinguible. Un calculateur patient a trouvé que la main d’un composi-feur en portant les lettres de sa casse a son composteur faisait, pendant une année,*M chemin équivalant à je ne sais combien de fois le tour du monde. La-dessus deMauvais plaisants ont posé ce problème : Combien de fois la main dn compositeur enPartant la coupe ( mol que l’on emploie dans les goguettes pour désigner un verreMyé) ases lèvres fait-elle dans une année le tour du monde? Au nom de mon client,le dédaigne de répondre a de si plates insinuations. Certes, je n’essaierai pas de le