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Tome second.
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Mi JOUEUR Dli BOULES.

I ;l 'de <lu inail ou maillet; ainsi en est-il du jeu de la paume, qui tombe chaque jouren désuétude, et du jeu de billard, auquel nos écoles de droit et de médecine onth* il faire, dans ces dernières années, de si prodigieux progrès. Entrez dans un café ••e billard est inoccupé, les queues sont à l’abandon. Où sont les billes ? le maître del’établissement les a dans sa poche, et, avec elles, tout le jeu de billard. Si, vous asso-lant aux jeux de vos enfants, vous leur permettez de gonfler une gouttelette d’eausavonneuse suspendue a l’extrémité d’un chalumeau, c’est une boule qu’ils produisent•afailliblement; savant enfantillage auquel se livrait Newton quand il étudiait lathéorie de la lumière !

De tout temps la boule a joué un rôle fort important dans la politique ; elle a donnéson nom aux bulles des papes, en prêtant sa forme aux sceaux qui y étaient attachés ;■I en fut de même de la bulle d’or, sur laquelle s’appuya si longtemps le droit publicen Allemagne . La première boule d’or dont l’histoire ait consacré le souvenir est celleRue Tarquin l’Ancien donna comme insigne a son fds, et que celui-ci portail a sonc °u. Aujourd’hui ce sont les boules qui gouvernent dans les états constitutionnels;elles y décident de l’adoption.ou du rejet des lois; elles consolident ou renversentun ministère, et c’est une assez belle gloire! Le mot de boule a conquis en outre unsens moral, et vous l’entendez chaque jour au figuré. Dans le langage populaire ouhonore du nom de boule la tête d’un homme. Le vaste cerveau de Cuvier, oùfoutes les connaissances humaines avaient leur compartiment, leur casier, commedans une vaste bibliothèque distribuée par ordre de matières, qu’était-ce autre chose 'Ru’uwe fameuse boule '!

Tout cela est bien évidemment à l’avantage du jeu de boules ; on voit combien ilPeut prêter aux autres, sans avoir besoin d’en rien emprunter. Son importance a été sibien reconnue par les savants auteurs du dictionnaire encyclopédique , qu’ils n’ontPoint dédaigné de lui consacrer un chapitre.

écoutez ; je cite textuellement :

(| On joue le jeu de boules a un, deux, trois contre trois, ou môme plus, avec chacundoux boules pour l’ordinaire. Les joueurs fixent le nombre de points à prendre dans laPartie a leur choix. C’est toujours ceux qui approchent le plus près des buts qui comp-font autant de points qu’ils y ont de boules. Ces buts sont placés aux deux bouts d’unees pèee d’allée très-unie, rebordée d’une petite berge de chaque côté, et terminée àchacune de ses extrémités par un petit fossé que l’on appelle noyon . Quand on joue,s * quelque joueur arrête la boule, on recommence. Il n’est pas permis de taper desPieds pour faire rouler la boule davantage, nide la pousser en aucune façon, sous peinede perdre la partie. Une boule qui est entrée dans le noyon et a encore assez de forcepour revenir au but ne compte point; un joueur qui joue avant son tour recom-fRence , si l’on s’en aperçoit; celui qui a passé son tour perd son coup. Il est libre dechanger de rang dans la partie, à moins qu’il ne soit convenu autrement. Qui changede boule n’est obligé qu’a reprendre la sienne et a jouer son coup si personne n’ae »core joué après lui ; mais si quelqu'un a joué, il remet la boule ù la place dec elle qu’il a jouée, si l’autre veut jouer avec sa boule, »

Quelques-unes de ces règles sont encore en vigueur , mais le jeu de boules, lui