LE FLAN El II.
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e tc’est
ce qui cause vos inexactitudes el vos absences fréquentes.—Je dois vous avouer,
■ Mais alors, faites-moi l’honneur de m’ex-
m onsieur le directeur, que j’habite Paris .
P'iquer cette énigme. — Ah! voila justement la difficulté..., je n’oserai jamais... —Je '''ois ce que c’est, dit M. de Nantes souriant avec malice, vous êtes sous le coup de^oelque grande passion, monsieur le poète, en puissance d une maîtresse jalouse,ex 'geante peut-être, qui vous tyrannise et vous tient en charte privée. Hélas ! mon-sieur , je n’ai guère’pour le moment d’autre maîtresse que la poésie et d’autre passioncelle de la gloire. Mais j’ai une faiblesse... dont je rougis... — Hé quoi ! aimeriez-Vo «s le vin, le jeu ?... — Tenez, monsieur le directeur, vous ne devineriez jamais, dit,0ut à coup le jeune homme d’un air de résolution, j’aime mieux vous le dire tout desuile - Sachez donc que j’habite le Marais et que, pour venir ici, je suis obligé de par-c°urir dans toute sa longueur le boulevard du Temple toujours si animé, si bruyant, sie «combré d’individus et de choses curieuses, arracheurs de dents, escamoteurs, jon-
gleurs
'lu’on
•Montreurs d’ours, de syrènes, d’enfants à deux têtes, de géantes et de crocodiles,ton n,eS ^ * 611 ^ a c l' a( l ue P as - • • — Ah ! monsieur, interrompit le directeur général d’un^ dédaigneux, je n’aurais jamais pensé qu’un homme tel que vous pût s’intéresser àe Pareilles choses. Et ce n’est pas pour cela assurément, je suis fâché de vous le dire,
J a * pris sur moi de vous créer une sinécure aux frais de l’état. En agissant ainsi,m °nsieur
talent i
croyez-le bien, j’avais pensé que les loisirs d’un homme dont j’honore le
plu 1 De Sei a ' ent P as perdus pour l’art, et j’ose ajouter pour la gloire du pays. Il y ale d ( * Ue l’eufantillage à s’arrêter a de semblables bagatelles.—Je confesse, monsieuroiu" eCteUr ’ f l" e ' es bagatelles en général, et les bagatelles de la porte en particulier,s °uvent pour moi un charme irrésistible. Polichinelle lui-même...—Quoi! vous
'"nieriez
et de
Polichinelle ? —Avec passion.—Et vous allez vous amuser de ses pasquinadesse s tours d’adresse? — Tous les jours, pendant une heure au moins,est singulier, repartit gravementM.de Nantes, je ne vous y ai jamais rencontré. »
■ °us aurions encore bien des exemples à citer, si nous ne craignions d’abuser de ce? e n d’argumentation. Les hommes de lettres et les artistes nous fourniraient a^ nsion ces sortes de preuves par induction. Contentons-nous de rappeler ici quede Chateaubriand, qui doit se connaître en hommes de génie, a défini les poètes :<S ei, /auts sublimes.
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,. J _ en effet, cette simplicité de caractère, cette apparente bonhomie qui fait qu’on^etéresse aux moindres choses et qu’on ne craint pas de se commettre avec lesoarites de la vie, est presque toujours l’indice d’un mérite éminent. La véritable■ . rior ité ne s’abaisse pas en se laissant voir et toucher. Elle se constate et se popu-e P ar le libre accès et le laisser-aller. 11 n’y a que les nains et les gens difformesde < '" r ° Uven f le besoin de se draper et de monter sur des échasses. Les esprits affectéss ,, '"y°pie prennent en pitié les sages et les forts qui jouent avec les petits enfants eteiq VertUent a ^examen des choses futiles. Cette divergence d’opinions et de conduitee ces d eux c ] asses d’hommes s’explique tout naturellement par l’infirmité desEes uns s’arrêtent a la surface, les autres plongent jusqu’au fond : voilàdei- 1 ^ SeWet 'I e Mette différence. — 11 y a sous la première enveloppe de chaque chose•apports inconnus, des aperçus ignorés, tout un nouveau monde d’idées, de ré-